La RÉGIM plus populaire que jamais
Publié le 29 juin 2026 à 16:52, modifié le 29 juin 2026 à 17:01
Par: Pierre-Marie Nicolas
Le réseau de transport collectif de la Gaspésie connaît une croissance record. Des données obtenues par CHAU montrent que la Régie intermunicipale de transport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine a gagné 15 000 usagers entre 2023 et 2025, soit une hausse de 18 %.
La croissance s’est produite sur presque tous les trajets. Le secteur Rocher-Percé est en hausse de 46 %, celui de Gaspé, de 43 %. Seul l’Estran accuse une baisse une chute de 40 % que la régie explique par une surperformance en 2023. Il s’agit également d’un service sur demande, jumelé avec le transport adapté.
Finances dans le rouge
Malgré cet achalandage, la situation financière est critique. Au printemps 2026, la RÉGIM attendait depuis près d’un an plus d’un million de dollars en subventions ministérielles. La somme est arrivée en partie au début juin et a servi à éponger les dettes accumulées.
Les conséquences sont visibles dès cet été. Les navettes vers le parc national Forillon et la liaison Gaspé-Percé ont été annulées pour la saison. D’autres circuits ont été réduits en fréquence depuis février. Sur certains tronçons, la réservation est maintenant obligatoire pour limiter les kilomètres à vide.
Une taxe pour renflouer la caisse
Pour assurer le financement de la régie, une taxe sur l’immatriculation est sur la table. Les MRC d’Avignon, de Bonaventure et de La Côte-de-Gaspé ont adopté le principe. Sur le terrain, les avis sont partagés.
« C’est vraiment bien même pour les gens qui ont besoin qui n’ont pas de voiture pour se déplacer. Écoute on habite dans une région c’est tellement vaste de se rendre un bord. Donc je crois que c’est vraiment nécessaire. Oui je serai d’accord de payer un peu plus de taxes. »
« On a besoin d’un transport collectif. Parce qu’il y a bien des gens qui n’ont pas d’auto et puis qui vont travailler avec ce transport-là. Pour aller et puis pour revenir (…) Ça ne fait aucune différence de payer des taxes un petit peu plus. »
« À mon âge je ne voyage pas beaucoup. Non je ne serai pas en accord non malheureusement. »
Selon les acteurs du dossier, la taxe sur l’immatriculation pourrait générer près de deux millions de dollars. Une implantation en janvier est envisagée.