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Repêchage de la LPHF : des espoirs d’ici à surveiller

Publié le 16 juin 2026 à 18:23, modifié le 16 juin 2026 à 18:23

Par: Nathanael Paul

Le Bas-Saint-Laurent et le nord-ouest du Nouveau-Brunswick auront de bonnes raisons de suivre le repêchage de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF), présenté mercredi soir à Détroit. Jessymaude Drapeau et Shani Rossignol espèrent entendre leur nom être appelé par l’une des 12 équipes du circuit.

Après une saison exceptionnelle avec les Stingers de l’Université Concordia, Jessymaude Drapeau figure parmi les meilleurs espoirs du Québec.

La Louperivoise a connu une campagne historique en 2025-2026, récoltant 39 points en seulement 24 matchs. Cette récolte lui a valu le titre de joueuse de l’année au sein du circuit universitaire canadien. Elle a également été finaliste au prestigieux trophée Lois et Doug Mitchell, remis à l’athlète universitaire de l’année au Canada.

Pour l’attaquante de 25 ans, l’occasion de poursuivre sa carrière au niveau professionnel représente l’aboutissement de plusieurs années d’efforts.

« Il y a six ans, je n’aurais jamais pensé que ça aurait été quelque chose de possible. D’avoir la chance de poursuivre ma passion et d’en faire mon travail à temps plein, c’est un rêve qui pourrait devenir réalité. Peu importe l’endroit, à la fin de la journée, je veux juste jouer au hockey. »

La récompense d’un long cheminement

Si l’ancienne élève du Collège Notre-Dame se retrouve aujourd’hui aux portes de la LPHF, c’est après avoir surmonté plusieurs défis. Selon elle, les déceptions et les revers vécus ont forgé son caractère et sa résilience.

« Ça n’a pas toujours été aussi rose que ma dernière année. J’ai vécu des coupures, des déceptions et plusieurs obstacles quand j’étais plus jeune. Pour moi, c’est ce qui a forgé la personne que je suis aujourd’hui. »

Une sélection par la Victoire de Montréal représenterait évidemment un scénario idéal pour la Louperivoise, qui a déjà côtoyé l’entraîneuse adjointe Caroline Ouellette à Concordia.

« C’est certain que Montréal, ça serait un rêve. Mais à la fin de la journée, ça reste du sport professionnel. Je suis juste contente d’avoir une opportunité. »

Drapeau assistera d’ailleurs au repêchage en personne à Détroit, où elle espère devenir la première joueuse de Rivière-du-Loup à être sélectionnée dans la LPHF.

Shani Rossignol profite d’une occasion unique

De son côté, Shani Rossignol emprunte un chemin différent vers le hockey professionnel nord-américain.

Après avoir disputé sa première saison professionnelle en Allemagne avec les Mad Dogs, l’athlète de Grand-Sault tentera elle aussi de faire son entrée dans la LPHF.

L’expansion du circuit joue en faveur des espoirs cette année. Avec l’ajout des équipes de Las Vegas, San Jose, Hamilton et Détroit, le nombre total de joueuses repêchées passera de 48 à 72.

« Je suis vraiment excitée. Avec quatre nouvelles équipes, ça donne la chance à tout le monde d’être repêché. Ça lève le moral parce que ça augmente les chances. Ça serait vraiment le fun que mon rêve se réalise. »

Rossignol a récolté neuf points en 24 matchs la saison dernière en Allemagne. Elle a également eu l’occasion de porter à plusieurs reprises le casque doré remis à la meilleure pointeuse de son équipe.

« C’était une expérience incroyable avec les Mad Dogs. C’est beaucoup d’expérience pour moi et ça va me servir pour la suite. »

Contrairement à Drapeau, elle suivra le repêchage à distance en compagnie de sa famille.

Si son nom n’est pas appelé, Rossignol poursuivra sa carrière en Hongrie la saison prochaine.

Inspirer la prochaine génération

Au-delà de ses ambitions professionnelles, la Néo-Brunswickoise souhaite également servir de modèle pour les jeunes filles de sa région.

Ayant commencé son parcours avec les Cats Jr de Grand-Sault à l’âge de huit ans, elle a longtemps évolué dans des équipes majoritairement masculines.

« J’étais l’une des seules filles dans l’équipe. Ce n’était pas vraiment une affaire pour les filles. Depuis que je suis jeune, c’est une affaire que je veux faire : inspirer les jeunes. Montrer que même dans une petite communauté, c’est possible d’aller loin. »

Un troisième nom à surveiller

Naomi Boucher, native de Rimouski et fille de l’entraîneur-chef Guy Boucher, figure elle aussi parmi les candidates admissibles au repêchage. Son père étant originaire de Notre-Dame-du-Lac, des liens avec le Témiscouata pourraient ainsi se retrouver au sein de la LPHF. Évoluant avec l’Université Yale dans la NCAA, elle a récolté 26 points en 38 matchs la saison dernière.