Un nouveau chalet pour éveiller les sens des résidents au CHSLD Maria
Publié le 18 juin 2026 à 08:58, modifié le 18 juin 2026 à 09:00
Par: Maely Bouchard
Le CHSLD de Maria lance un nouveau chalet sensoriel dans son établissement. Il s’agit d’un espace qui replonge les résidents dans leurs souvenirs de séjours de chasse et pêche.
Les résidents profitent de l’espace depuis quelques temps. Et déjà, le chalet ravive la mémoire de plusieurs ; les replongent dans des souvenirs plus doux. Mathieu Jacques, technicien d’intervention en loisir à la résidence nous raconte les bienfaits de cet nouvel espace.
« Ce résident là en salle à manger est beaucoup plus endormi, mais du moment où on lui parle du chalet, il est prêt, il prend sa casquette, il demande d’avoir sa casquette, on s’en va au chalet, puis il connaît le chemin. »
L’effet sur les résidents est impressionnant, selon le technicien. « [Le résident] les accueille dans son chalet et il se met à parler, les souvenirs sortent pis on dirait que c’est comme s’il connaissait son environnement.»
Le but du projet était de faire d’un balcon abandonné un espace réconfortant et stimulant. « On voulait que ce soit un endroit apaisant, chaleureux où on utilisait tous les sens, que ce soit au niveau de l’odeur, le toucher, au niveau visuel. C’est vraiment un milieu où on voulait que les résidents se sentent bien et qu’ils ne se sentent pas justement dans un espace de CHSLD », explique Louise Poirier, conseillère en qualité du milieu de vie à la résidence.
L’équipe de Maria n’a rien laissé au hasard dans son choix de décorations. Les odeurs de sapins rappellent la forêt, les couvertures chauffées remémorent les soirées emmitouflées auprès du foyer. Pour les visiteurs aussi, l’espace sert de lieu de rencontre. « Ça devient un endroit familial, les familles se rassemblent ici que ce soit pour boire un verre de vin, boire une petite bière, de jouer à un jeu, de partager un repas », partage la conseillère du CHSLD.
Pour les résidents de la région, le chalet n’est pas qu’une thématique, c’est une portion de leur histoire. « En Gaspésie, l’extérieur ça fait partie de la vie, ça fait partie du quotidien. Il y a plein de résidents qui ont eu des terres à bois, des chalets. Le temps de la chasse, on le voit au mois d’octobre, les villages se vident. Tout le monde se ramasse en forêt, ben les résidents le vivaient aussi », rappelle Mathieu Jacques.
La fondation Mirella et Lino Saputo a accordé 36 000$ pour l’aménagement du balcon. Pour le technicien en loisir, de telles initiatives doivent continuer d’être financées. « Moi je me dis que la journée où j’arrive ici au centre d’hébergement ben qu’est-ce que j’aimerais avoir comme activité? », partage Mathieu.
Le projet a reçu un prix d’excellence en avril dernier lors de la Journée des comités de résidents de la Gaspésie.