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Sous les sillages: une composition artistique à découvrir en 2027

Publié le 10 juin 2026 à 18:38, modifié le 10 juin 2026 à 18:38

Par: Michel Roussel

C’est jeudi, au Club nautique de Rivière-du-Loup, que prenait fin la résidence de création et recherche « Sous nos sillages ».

Un projet singulier où la science et les arts se marient habilement afin de mettre en lumière l’hypoxie; une carence en oxygène qui menace la survie des organismes vivants du Saint-Laurent. Pendant une semaine, les artistes Grégoire Martin, Joan Sullivan et Chloé Giroux‑Bertrand ont navigué à, la voile, entre Rivière‑du‑Loup, les Îles du Bic et Tadoussac afin de développer, en compagnie de chercheurs à l’Université du Québec à Rimouski, leur expertise face à ce phénomène.

« lls nous ont exposé, en fait, tous les faits scientifiques. Après, sur l’eau, ce qu’on se rend compte, c’est qu’on ne voit pas ce qui se passe parce que c’est vraiment dans les fonds marins. C’est à 300, 400 mètres. Nous on a travaillé sur toute cette perspective-là. Le phénomène de ne rien voir et de ne pas se rendre compte qu’il y a un peu ce voile » explique, d’entrée de jeu, le concepteur en art visuel, Grégoire Martin.

Cette étape, la première d’une longue série, a permis, au trio de créateurs, de se familiariser les écosystèmes nautiques, mais aussi des réaliser les esquisses de futures productions artistiques. Dès l’an prochain, une exposition sera présentée à la bibliothèque de Cacouna alors que des corpus éphémères et activités de médiation culturelle seront proposés sur les traversiers de Rivière‑du‑Loup–Saint‑Siméon et de Trois‑Pistoles–Les Escoumins; partenaires de cette initiative.

« On a des premières idées, mais c’est encore flou. C’est à l’hiver, dans nos ateliers respectifs, que la création va vraiment émerger et que là on va pouvoir ressortir. On a beaucoup de photos, beaucoup d’éléments liés un peu à cet aspect nébuleux, flou, de l’eau ou de ce qui se passe sous l’eau. Donc là, pour l’instant, je ne peux pas vous donner de matière ou vous dire exactement ce que l’on va avoir, mais ça va naître à l’hiver et ça va apparaître au printemps » précise, pour conclure, celui qui est également capitaine de voilier.