La Gaspésie et l’est de Montréal réclament une meilleure représentation politique
Publié le 4 juin 2026 à 10:53, modifié le 4 juin 2026 à 11:01
Par: Maely Bouchard
La Gaspésie et l’est de Montréal ont fait front commun le 3 juin à Québec.
Les chambres de commerce des deux régions demandent l’adoption rapide du projet de loi 3, qui vise à mieux protéger la représentativité des électeurs.
« Nos régions doivent conserver une voix forte à l’Assemblée nationale afin que nos enjeux soient pleinement entendus. La représentation politique est essentielle pour défendre les réalités économiques, sociales et territoriales propres à la Gaspésie et à l’est de Montréal », a déclaré Valentine Palma, directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie de la Baie-des-Chaleurs.
Leur crainte est simple : perdre une circonscription, ce serait moins de poids politique à l’Assemblée nationale. Selon les représentants économiques, la démocratie ne peut pas seulement se calculer au nombre d’électeurs. Elle doit aussi tenir compte des réalités du territoire, de l’éloignement et des besoins des communautés.
« Retirer une circonscription à l’est de Montréal ou en Gaspésie affaiblirait des régions qui ont historiquement dû se battre pour se faire entendre. Appuyé par les quatre partis officiellement reconnus à l’Assemblée nationale, le projet de loi 3 doit être adopté d’ici la fin de la session parlementaire afin d’assurer une représentation équitable des citoyens, de renforcer la confiance envers nos institutions démocratiques et de permettre une réflexion durable sur l’avenir de notre carte électorale », a déclaré Jean-Denis Charest, président-directeur général de la Chambre de commerce de l’est de Montréal.
Mme Palma et M. Charest ont profité de cette journée de rencontre pour échanger avec des élus et porte-parole pour faire entendre leurs préoccupations.