Dans les coulisses d’un entraînement de l’École de lutte RWL
Publié le 3 juin 2026 à 17:36, modifié le 3 juin 2026 à 17:36
Par: Nathanael Paul
À quelques jours du gala Double Impact DemAction, notre journaliste Nathanaël Paul a rencontré les lutteurs de l’École de lutte RWL, qui monteront dans le ring samedi au Centre Premier Tech.
La RWL n’a qu’un objectif : offrir un spectacle au public, tout en mettant en valeur ses lutteurs de la région. L’événement vise aussi à soutenir l’organisme Trajectoires Hommes du KRTB.
Pour certains athlètes, ce sera un premier combat officiel. Pour d’autres, possiblement l’une des dernières apparitions dans un ring.
« C’est le plus cadeau que je peux laisser à la lutte et à Rivière-du-Loup. C’est peut-être l’un de mes derniers matchs, mes dernières fois sur le ring. Je pense que mes élèves valent la peine, mes amis aussi et surtout la cause derrière », lance Éric Michaud, aussi connu sous le nom de Paradox.
« On aime ça ! La tête dit oui, le cœur dit oui, maintenant on va voir si le corps va dire oui », explique Éric Nolet, entraîneur et lutteur.
Le groupe présentera notamment un match Gauntlet, une formule où les lutteurs s’affrontent à tour de rôle jusqu’à ce qu’un seul reste debout. Un format exigeant qui demande autant de cardio que de coordination.
« Ça demande énormément de cardio. Beaucoup de force et de synchronisation aussi. Oui, les gestes sont prévus, mais les imprévus, ça arrive toujours », confie Nolet.
Une chorégraphie… mais pas entièrement contrôlée
Même si les combats sont « planifiés », une grande partie du travail repose sur la capacité d’adaptation.
« On se prépare depuis plusieurs mois pour pratiquer le match, à pratiquer la chorégraphie. Mais comme l’expliquait M. Nolet, ça ne se déroule pas toujours exactement comme prévu, alors il faut être capable d’improviser », mentionne Paradox.
Dans le ring, tout est structuré, mais rien n’est totalement figé. Les prises, les impacts et les chutes sont bien réels, même si le déroulement raconte une histoire.
« Je comparerais ça à du cirque. Oui, c’est arrangé… mais pas tout le temps. Le début est structuré, on sait comment on part le combat, puis ensuite on improvise. Et souvent, la finale… elle s’écrit en direct. »
Deux rings et une ambiance de gala
Samedi, deux rings seront installés au Centre Premier Tech : un pour la boxe et un autre pour la lutte.
Même s’ils semblent similaires, leur conception est bien différente. Le ring de lutte, notamment, est conçu pour absorber les impacts tout en permettant certains rebonds avec les câbles.
« Ce sont des poutres de métal recouvertes de planches de plywood. Il y a aussi un rebond au centre du ring. Mais si je fais une chute, vous allez voir que ça ne bouge pas tant que ça. »
Former la prochaine génération
Au-delà du spectacle, la RWL veut aussi recruter et faire découvrir son univers.
« Il n’y a pas vraiment d’âge. Idéalement, c’est 16 ans et plus pour commencer à apprendre les bases. On ne va pas te mettre sur un gala tout de suite, mais il n’y a pas de limite d’âge. Si vous aimez l’improvisation, le sport, les arts martiaux, la boxe, on prend tout ça, on mélange, et ça donne la lutte », conclut Éric Nolet.