Des avancements pour la nouvelle centrale thermique à Cap-aux-Meules
Publié le 3 juin 2026 à 17:01, modifié le 3 juin 2026 à 17:01
Par: Leo Hudon
Le projet de construction d’une nouvelle centrale d’Hydro-Québec aux Îles-de-la-Madeleine se concrétise. Le chef du projet est venu présenter les avancements la semaine dernière sur l’archipel.
Hydro-Québec a fait part des avancements de son projet de construction d’une nouvelle centrale thermique à Cap-aux-Meules. En visite sur l’archipel, la société d’État a présenté les lieux aux deux potentiels contracteurs. « Ce qui est important de savoir, c’est que ça va être une unique entité qui va effectuer à la fois la conception de la centrale et, au final, quand le temps va être venu, la construction », explique le chef de projet d’Hydro-Québec, Jean-François Halley.
Hydro-Québec a deux soumissionnaires, Pomerleau et EBC. Celui qui sera sélectionné à la fin août devra construire la nouvelle centrale derrière celle qui est en fonction actuellement. « Tout dépendant l’agencement des moteurs, notre bâtiment pourrait excéder un peu vers l’est le mur actuel de la centrale du côté est, mais on ne parle pas de déplacer le bâtiment vers le chemin de la Mine, mais bien de l’aligner avec ce qu’on a actuellement. Si jamais le bâtiment nécessitait quelques mètres additionnels, c’est un petit peu vers l’est que ça irait, mais toujours sur le terrain d’Hydro-Québec », précise Jean-François Halley.
On recherche actuellement les moteurs pour la centrale. La société d’État hésite entre deux carburants : le gaz naturel liquéfié renouvelable et le diesel du même type. « Zéro émission, on va être transparents, ça n’existe pas quand on a des centrales thermiques et qu’on doit brûler des carburants. Donc, il va y en avoir. Évidemment, ce qu’on cherche, c’est d’améliorer grandement la situation le plus possible. Le choix des carburants va aider. D’abandonner le bunker (mazout lourd), c’est déjà un très, très grand pas », affirme le chef de projet.
Certains résidents du chemin de la Mine se sont plaints de la fumée produite par la centrale actuellement en fonction. Hydro-Québec assure que des études sont menées afin d’assurer un impact environnemental minime.
« La saison 2026, c’est beaucoup une saison d’échantillonnage et de caractérisation. Tout ce qui est données dans le milieu, qu’elles soient fauniques, végétales ou liées aux impacts humains. Donc, on a des équipes à pied d’œuvre sur le terrain actuellement et les activités vont se poursuivre jusqu’à la fin de l’automne pour aller cueillir le maximum de données. »
La récolte de données fait partie d’un long processus. « Ces données-là, on va toutes les résumer et les inclure dans le rapport d’étude d’impact. C’est ce rapport qui va être déposé à la fin de 2027 ou au début de 2028 au ministère afin d’enclencher le processus d’autorisation et le processus réglementaire », explique-t-il.
Jean-François Halley, estime que la nouvelle installation pourrait être en fonction en 2034.