Percé : une nouvelle aire protégée dans le Géoparc de Percé
Publié le 3 juin 2026 à 16:20, modifié le 3 juin 2026 à 16:24
Par: Maely Bouchard
Il y a maintenant une nouvelle aire protégée au sein du Géoparc de Percé après 5 ans de négociation. Son acquisition par Conservation de la nature Canada est un ajout significatif pour l’organisme privé.
Ça faisait déjà 5 ans que le CNC, organisme de Conservation de la nature Canada s’intéressait au territoire. Après de longues années de négociation avec le propriétaire, une entente est convenue pour 1, 5 millions de dollars.
Forêts anciennes, végétaux rares et refuges écologiques importants : la valeur géologique du terrain ne pouvait être négligée. Ses rivages côtiers s’étendent sur plus de 700 mètres et hébergent des espèces marines et des oiseaux menacés comme la grive de Bicknell et l’hirondelle de rivage.
« Le processus de concertation sur les aires protégées que le Conseil régional environnemental de la Gaspésie chapeaute est exclusivement en terres publiques, mais il y a des territoires qui sont extrêmement importants d’un point de vue biodiversité qui se retrouvent en terres privées et c’est là que des organisation comme CNC a un rôle super important pour les cibler, les acquérir et les protéger à long terme, donc c’est vraiment complémentaire. Les deux processus sont vraiment complémentaires », explique le directeur général du Conseil régional environnemental de la Gaspésie, Rémi Lesmerises.
La nouvelle aire protégée des monts Blanc et Sainte-Anne était déjà accessible aux visiteurs du Géoparc de Percé depuis longtemps. Mais rien ne promettait que les propriétaires ne l’utiliseraient pas éventuellement à des fins industrielles.
La protection des milieux fragiles est essentielle, selon le Conseil régional environnemental de la Gaspésie.
« Présentement notre exploitation du territoire a des impacts sur la biodiversité. L’idéal ce serait d’avoir une exploitation du territoire qui maintient une biodiversité à long terme, ce n’est présentement pas ce qui est observé. On a déclin de la biodiversité à l’échelle mondiale, mais aussi à l’échelle régionale et c’est pour ça que c’est important de protéger les superficies qui vont participer à maintenir cette biodiversité là à long terme à l’échelle régionale », explique-t-il.
À l’aide de dons et de subventions gouvernementales, l’association a jusqu’à maintenant réussi à racheter et à protéger plus de 800 hectares de terrains privés dans la ville de Percé exclusivement.