Immeuble jugé dangereux : des locataires se retrouvent à la rue à Edmundston
Publié le 29 avril 2026 à 17:02, modifié le 29 avril 2026 à 17:08
Triste histoire à Edmundston. Des locataires se retrouvent à la rue après avoir été expulsés, pour des raisons de sécurité. La structure du bâtiment, dans lequel se trouve les appartements, a été jugée dangereuse. La famille lance maintenant un cri du cœur pour obtenir de l’aide.
Kevin Madore et Nathalie Bellefleur demandent l’aide du public pour se trouver un nouveau chez-soi. Après avoir été pris en charge par la Croix-Rouge pendant trois jours, ils sont maintenant dans une impasse.
« On ne le sait pas. On ne sait pas où est-ce qu’on va », lance Kevin Madore.
Ce couple d’Edmundston vit un cauchemar depuis quelques jours. Il a été évincé de son appartement avec seulement 24 heures de préavis. L’homme et la femme sont maintenant contraints de vivre dans leur voiture. Leur fille, qui a un jeune enfant, et le père de Kevin Madore vivaient dans le même immeuble. Ils ont aussi été expulsés.
« Ce n’est pas drôle tirer une famille avec un enfant de quatre ans dehors », déclare Nathalie Bellefleur.
La fillette a fêté son anniversaire lundi dernier dans ces circonstances difficiles.
« Elle n’a plus rien, elle là. Elle est désorientée. Elle se demande ce qui se passe », se désole Mme Bellefleur.
Kevin Madore et Nathalie Bellefleur ont mis les bouchés doubles pour se trouver un nouveau logement, mais sans succès.
« On a été dans la ville. On a tout fait les blocs appartement. On a été à Saint-Jacques. On a été aux lignes du Québec. J’ai appelé à rivière verte. J’ai appelé partout du monde que je connais. J’ai tout fait ce qu’il avait à faire. Il n’y a rien à nulle part » indique-t-il.
La Société d’habitation du Nouveau-Brunswick n’a pu les aider, car il y aurait déjà une longue liste d’attente.
« NB Housing m’a dit qu’on n’était pas les seuls. J’ai dit où? Où est-ce que vous les voyez sur le coin d’une rue avec leurs bagages comme nous autres. Je n’en vois pas », lance Kevin Madore.
« NB Housing nous ont refusé, ben raide. Ils nous ont dit qu’il n’avait pas de loyer pour nous autres et qu’il nous avait mis sur une liste d’attente qui avait trois à 400 personnes en avant de nous autres. J’ai dit en tout cas vous êtes effroyable de laisser une famille sur le bord du chemin avec un enfant de quatre ans. Ça n’a pas de bon sens du tout », témoigne Nathalie Bellefleur.
Le propriétaire de l’immeuble nous a expliqué par courriel que le mur porteur et la fondation sont en très mauvais état. Un rapport d’ingénieur indépendant a déclaré que le bâtiment pourrait représenter un risque pour la sécurité des occupants. Le service des incendies a donc exigé que les lieux soient libérés dans un délai de 24 heures.
« On n’a pas le choix. Une fois que la municipalité est avisée où le service est avisé qu’il y a une situation qui peut être problématique ou dangereuse, nous devons agir immédiatement », Jacques Doiron, directeur du Service de sécurité incendie d’Edmundston.
« Sinon les polices et le monde vont s’en mêler. Ce n’est pas pour mal faire, c’était pour nous sauver la vie parce que je l’ai vu la cabane », raconte M. Madore.
La famille espère que son appel à l’aide sera entendu, pour qu’elle puisse se trouver très rapidement un nouveau chez soi, sécuritaire.