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Aide alimentaire : limiter le gaspillage grâce à la cuisine solidaire 

Publié le 29 avril 2026 à 16:40, modifié le 29 avril 2026 à 16:40

Par: Megan Maltais

Les organismes d’aide alimentaire reçoivent une quantité considérable d’aliments de la part des épiceries et des producteurs locaux. Comment faire pour éviter au maximum le gaspillage? Notre équipe s’est rendue dans les cuisines du Carrefour d’initiatives populaires de Rivière-du-Loup.

Au menu aujourd’hui à la cuisine solidaire : mijoté de bœuf avec chou-fleur gratiné, sauce à spaghetti et quelques desserts.

Mais comment le responsable de la cuisine et des stocks choisit-il ce qu’il va cuisiner? « On ne choisit pas, on se l’est fait imposer. On a reçu lundi 32 caisses de clémentine et 22 caisses le vendredi… par la force des choses, on n’a pas le choix. Même chose pour le chou-fleur, on avait eu 25 caisses », explique Patrice Gagné.

« On a reçu plein de clémentines, alors on va faire des muffins aux clémentines et caramel et on va aussi faire des carrés à l’orange », ajoute une bénévole, généralement en charge de la préparation des desserts, Isabelle Pham.

Éviter le gaspillage 

L’objectif, c’est de récupérer au maximum la nourriture en la transformant en mets préparés. « On essaie le plus de possible de s’organiser avec ce qu’on a. Je pense que j’ai été trois fois en cinq ans à l’épicerie chercher quelque chose », affirme Patrice Gagné.

Avec une préparation de sauce à spaghetti, environ 60 repas seront vendus au coût d’un dollar. « C’est pour couvrir un peu le frais du petit plat, le propane, l’électricité que ça peut prendre. Ce n’est pas pour autre chose que ça. Les temps sont tellement durs, il faut faire attention partout. Le 1$ sert à ça. »

Socialiser et redonner 

Mais au-delà de la cuisine, c’est une opportunité pour les bénévoles de créer des liens d’amitié… « J’aime l’ambiance, ça nous fait sortir de la maison et j’adore cuisiner! C’est pour ça que je suis ici et on a des amis extraordinaires », explique Sonia Guillemette, qui est bénévole depuis 4 ans au Carrefour d’initiatives populaires.

« Sonia justement je l’ai rencontré ici et depuis ce temps-là on est amie », ajoute Martine Beaulé, qui a commencé à s’impliquer en même temps que Sonia.

Et d’aider son prochain. « Non seulement on trouve une équipe et un esprit social, mais tu as vraiment le sentiment que tu redonnes à la communauté », avoue Isabelle Pham, qui a décidé de devenir bénévole il y a moins d’un an.

« J’étais agronome, alors je viens du domaine alimentaire et je voulais garder un contact avec l’alimentaire. De voir qu’on participe à sauver cette [nourriture]-là, en plus de préparer des mets pour des gens qui vont l’apprécier », estime Martine Beaulé.