Pêche au bar rayé : le député Hardy revient à la charge
Publié le 24 avril 2026 à 16:12, modifié le 24 avril 2026 à 17:34
La saison de pêche commerciale connait un très bon départ dans Charlevoix, mais le bar rayé représente plus que jamais une menace pour l’écosystème du Saint-Laurent et le travail des pêcheurs. Le député de Montmorency-Charlevoix, Gabriel Hardy, presse Ottawa de changer le statut de l’espèce.
Les premières récoltes ont été excellentes pour les pêcheurs à la fascine de Charlevoix. Mais le début de la saison est déjà terni par la présence du bar rayé.
« Les pêcheurs tout le long du fleuve me disent à quel point il y a de la ressource, du bar rayé présentement dans le fleuve, et que ça met en danger le reste de l’écosystème », rapporte Gabriel Hardy.
Julie Gauthier, propriétaire de Pêcheries Charlevoix, « voit l’évolution aussi au travers des années. L’an passé, on a eu des marées de plus de 1 000 bars rayés, puis il reste jusqu’au mois d’octobre dans les parages. »
Ce prédateur est pourtant une espèce protégée dans les eaux du Québec. Le député conservateur vient de déposer une cinquième pétition pour que le gouvernement fédéral autorise sa pêche, mais pas nécessairement commerciale.
« On est en train de parler d’une pêche récréative avec quotas, c’est ça qui est demandé dans la pétition. Et l’autre élément de la pétition c’est d’envoyer les scientifiques avec les pêcheurs commerciaux pour qu’ils leur démontrent que la ressource, elle est présente dans toutes leurs pêches », précise Gabriel Hardy.
Le député demande aussi à Ottawa de faire confiance aux pêcheurs et de les impliquer dans le processus de décision.
« On doit mettre au cœur de nos décisions les gens de terrain, qui ne sont pas là pour scraper la ressource, puis de ne plus vouloir qu’il y ait de poisson après, c’est leur gagne-pain, mais ils doivent faire partie de l’équation », croit l’élu.
« Je ne suis pas scientifique, mais on est quand même les pieds dans l’eau deux fois par jour pendant toute la saison », ajoute Julie Gauthier.
Après le dépôt d’une précédente pétition, la ministre des Pêches, Joanne Thompson, répondait de s’adresser au gouvernement du Québec.
« Tout le monde se relance la balle, mais moi j’ai eu la lettre très très claire que le provincial va suivre la directive du fédéral et que si le fédéral est prêt à avancer, la lettre a été transmise à la ministre que le provincial est très ouvert à relancer la pêche sportive », réagit M. Hardy.
Ottawa dispose d’un mois pour répondre à la dernière pétition du député. Et tant que le problème ne sera pas réglé, il compte bien continuer à se lever en chambre pour en parler.