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FlexGo : un succès qui permet de voir grand

Publié le 24 avril 2026 à 16:06, modifié le 24 avril 2026 à 16:09

Par: Annie St-Onge Marchand

Ça fait un peu plus d’un an que le service de transport en commun FlexGo a été lancé au Madawaska. Il est maintenant déployé à la grandeur du nord-ouest du Nouveau-Brunswick. Le succès obtenu jusqu’ici permet de rêver.

Le projet FlexGo a dépassé les attentes. Depuis l’implantation du service de transport en commun, c’est plus de 70 000 personnes qui sont montées à bord.

« On s’attendait d’avoir 119 000 $ de revenus. Au total, on a totalisé 211 000 $. C’est mission accomplie là. Ça veut dire que le besoin était là », lance Mélanie Ruest, directrice du développement régional à la Commission des services régionaux du Nord-Ouest.

« C’est une très grande réussite. Moi ce que j’entends, c’est juste des bons commentaires », mentionne Éric Marquis, maire d’Edmundston.

En 2025, FlexGo était uniquement disponible dans la région d’Edmundston et du Haut-Madawaska. C’est tout de même plus de 36 000 citoyens qui avaient bénéficié du service.

« Les attentes qu’on avait quand on a lancé FlexGo en début d’année 2025, c’était d’avoir à peu près 13 000 utilisateurs dans l’année », indique Mme Ruest.

« Ça vient démontrer qu’il y avait un besoin essentiel dans la communauté », souligne M. Marquis.

Les responsables veulent maintenant mieux faire connaître le service auprès des jeunes.

« Faut que la jeunesse réalise que c’est quelque chose qui est là pour eux autres aussi. À partir de 12 ans, les jeunes peuvent utiliser le service », ajoute Mélanie Ruest.

Le maire d’Edmundston, Éric Marquis, voit grand. Il souhaite voir le service de transport en commun de la péninsule Acadienne jusqu’à Rivière-du-Loup.

« En 2021, j’avais un rêve d’avoir un transport en commun. Là, il y a une prochaine élection et je souhaite pouvoir y rentrer pour justement pouvoir arriver et développer cette partie-là » mentionne Éric Marquis.

Des discussions ont déjà eu lieu avec la région du Témiscouata, qui se situe à la frontière avec le Nouveau-Brunswick.

« C’est vraiment des négociations de surface. On sait qu’on a un service de transport en commun ici à Edmundston et qu’il y aurait probablement la possibilité de pouvoir le faire. Parce qu’eux aussi ont perdu ce service de transport là quand Maritime Bus a arrêté », explique le maire d’Edmundston.

« C’est un projet qui est très embryonnaire. C’est sûr que si on veut croître en tant que région eh bien il va falloir qu’on s’y penche sérieusement », souligne-t-elle.

Mélanie Ruest estime que le nombre total d’utilisateur pourrait dépasser le cap du 120 000 en 2026.