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Contrats de recrutement d’élèves : le CSS de Fleuve-et-des-Lacs blâmé par l’AMP

Publié le 24 mars 2026 à 11:43, modifié le 24 mars 2026 à 13:19

Par: Catherine Pellerin

Fleuve-et-des-Lacs fait partie de huit centres de services et commissions scolaires au Québec, qui se sont fait taper sur les doigts par l’Autorité des marchés publics.

Selon un rapport obtenu initialement par le Bureau d’enquête de Québecor, Fleuve-et-des-Lacs a conclu de gré à gré depuis 2019 des contrats avec une entreprise privée, pour recruter des élèves pour certains programmes offerts en formation professionnelle. Des appels d’offres auraient dû être effectués.

Ces contrats récurrents représentent des dépenses de plus de 500 000$ par année scolaire. Il est possible de lire dans le document que le Centre de services croyait à tort que l’entreprise était un organisme public et que les services offerts n’étaient pas assujettis à la Loi sur les contrats des organismes publics.

« Ce n’est qu’au moment de l’intervention de l’AMP que le CSSFL a constaté son erreur », est-il écrit.

« L’AMP est d’opinion que le CSSFL n’adopte pas une bonne pratique en choisissant de contracter exclusivement avec un prestataire de services pour l’ensemble de ses besoins en recrutement d’élèves et en fermant la porte à d’autres partenariats potentiels. En effet, près d’une dizaine d’entreprises ont, au fil des ans, contacté le CSSFL pour offrir de tels services, lesquels ont été déclinés. De plus et ce faisant, le CSSFL peut difficilement évaluer si le prix qu’il paie pour les services qu’il reçoit est concurrentiel », poursuit l’Autorité des marchés publics.

Aucun renseignement n’a aussi été publié sur le système électronique d’appel d’offres du gouvernement du Québec, communément appelé SEAO.

Il est aussi précisé que « l’AMP comprend que certaines des lacunes observées lors de l’examen ont pu être exacerbées en raison d’un poste vacant de technicien en administration, lequel n’a été doté que récemment ».

L’AMP mentionne par ailleurs, à la fin du rapport, la collaboration de l’organisation pendant le déroulement de l’examen. Par courriel, il assure que les correctifs nécessaires ont été apportés.

– Avec la collaboration d’Elisa Cloutier, Journal de Québec