Journée de la Francophonie : pas toujours simple de se faire servir en français
Publié le 20 mars 2026 à 16:30, modifié le 20 mars 2026 à 16:30
En ce 20 mars, c’est la Journée internationale de la Francophonie. Même si le Nouveau-Brunswick est une province officiellement bilingue, plusieurs déplorent qu’il soit difficile de se faire servir en français à Edmundston.
Des citoyens d’Edmundston se buttent à des services uniquement en anglais dans certains commerces.
« Beaucoup de restaurants et de magasins, c’est rendu anglophone », indique une dame.
« Au Walmart, non. C’est pratiquement anglais », mentionne une citoyenne.
« Dans les restaurants, il y a beaucoup d’anglophones. On a plus de difficulté à se faire servir en français », ajoute une résidente d’Edmundston.
« Ça dépend à certaines places. Il y a beaucoup d’immigrants et il en a qui ne parlent pas français du tout », affirme une dame.
Le Nouveau-Brunswick est la seule province officiellement bilingue au Canada. Ce n’est pas pour autant qu’il y a un équilibre entre les deux langues.
« On devrait être en mesure de pouvoir se faire servir en français et anglais », souligne une citoyenne.
« On sent toujours qu’on est obligé de se battre, qu’on est obligé de faire un pas, deux pas, trois pas de plus de l’anglophone qui est à côté de nous », Norma Dubé, vice-présidente de la Société Nationale de l’Acadie.
« Il y a toujours un groupe qui est majoritaire et un qui est minoritaire. Ça, ça vient tout le temps avec une dynamique de pouvoir, un rapport de force. Implicitement la langue du pouvoir va être plus présente un peu partout dans la société », Julien Massicote, sociologue et professeur de sociologie à l’Université de Moncton, campus Edmundston
Certaines entreprises de la région embauchent des personnes qui parlent uniquement en anglais. C’est le cas du Marché Donat Thériault IGA Extra. Des mesures sont prises pour que chaque client soit répondu adéquatement.
« Surtout des personnes qui ont des connaissances dans certains produits. Si mon employé ne comprend pas, elle va trouver un employé dans le magasin qui est bilingue qui va donner au client un service approprié », Julie Simard, directrice adjointe du Marché Donat Thériault IGA Extra d’Edmundston.
Selon Norma Dubé, les francophones ont la responsabilité de préserver leur langue.
« Pourquoi qu’on ne veut pas attendre cinq minutes pour se faire parler en français, mais qu’on va virer vers l’anglais trop rapidement », se questionne Mme Dubé.
Une table ronde sur le rôle de la jeunesse francophone s’est d’ailleurs tenue cet après-midi au campus d’Edmundston de l’Université de Moncton.