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Les parties ne s’entendent pas sur la peine à imposer à Patrice Jolicoeur

Publié le 11 mars 2026 à 12:06, modifié le 11 mars 2026 à 12:06

Par: Patrick Giguère

Patrice Jolicoeur a pris le chemin de la détention hier, à sa demande, même si aucune peine ne lui a encore été infligée.

Le résident de Saint-Anaclet, âgé de 61 ans, avait été reconnu coupable en mai dernier d’avoir agressé sa belle-fille de moins de 16 ans à plusieurs reprises entre 2003 et 2007.

Les événements se sont produits à Carleton-sur-Mer.

L’avocat de la défense, Me Hugo Caissy, a mis en avant la reconnaissance des gestes, l’absence d’antécédents judiciaires, la volonté de participer à des thérapies, des rapports sexologiques et présentenciels plutôt favorables, ainsi qu’un risque de récidive jugé faible.

De son côté, la Couronne, représentée par Maxime Rocheville-Paradis, a souligné des facteurs aggravants : les rapports mitigés, l’exploitation de la vulnérabilité de la victime et les conséquences traumatisantes pour la plaignante.

La défense demande une peine de deux ans de pénitencier, tandis que la Couronne suggère entre six et sept ans et demi.

L’accusé a également exprimé son souhait que la victime puisse reprendre sa vie et retrouver une certaine paix intérieure.

La juge Janick Poirier a pris l’affaire en délibéré et rendra sa décision le 24 avril.