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Des terres en friches sont remises en culture au Témiscouata

Publié le 9 mars 2026 à 17:23, modifié le 9 mars 2026 à 17:23

Par: Jasmin Guillemette

Des terres agricoles, qui avaient été délaissées, ont pu reprendre vie au Témiscouata. 23 agriculteurs ont remis en culture plusieurs parcelles en fiche…tout ça, grâce à un programme incitatif mis en place par la MRC il y a 4 ans.

Des champs du Témiscouata se sont transformés en véritable chantier de construction depuis 2022.

Au total, plus de 286 hectares de friche ont été remis en culture. Un processus de longue haleine où des arbres ont été déracinés, de nombreux rochers à casser et d’importantes digues de roches à enlever à la pelle mécanique, mais aussi drainer les terrains. Le programme a permis de payer ces travaux. Un contraste frappant entre l’avant et après.

« L’année passée, on le regardait le champ, le foin, on disait, ok, je n’ai plus de digue, j’ai des fossés, j’ai du drainage. On voit qu’est-ce que ça a donné maintenant. C’est comme une petite tape dans le dos », affirme Julie Gagnon de la Ferme Ciboulette à Saint-Pierre-de-Lamy.

« Ça correspond à l’équivalent de 408 terrains de football. Donc, c’est assez majeur », explique le préfet de la MRC de Témiscouata, Serge Pelletier.

La ferme Ciboulette a mis en culture cinq hectares de terrain qui n’avait jamais vu pousser des semences. Dans ces champs, de l’avoine et des céréales seront cultivées, pour ensuite faire pousser des foins pour nourrir les animaux.

« Des états agricoles, dévitalisés, on en avait beaucoup Témiscouata. C’est de trouver un moyen pour les remettre en culture », indique Julie Gagnon.

Sans l’apport de ce projet, remettre des friches en culture aurait nécessité des investissements plus qu’importants.

JULIE GAGNON

« Parce que ne pas l’avoir eu, est-ce que je l’aurais mis cet argent-là tout est complet ? Je ne suis pas certaine.

Maintenant, les yeux sont rivés vers une hausse des rendements de la ferme. La MRC souhaite aussi optimiser l’occupation du territoire et favoriser l’agroalimentaire dans la région. »

« Ça nous aider vraiment financièrement. On avait une relève qui arrivait, des nouvelles terres qui s’agitaient. On avait des besoins particuliers. Ces programmes-là comptent aussi peut-être pour des gens qui démarrent. Les gens qui démarrent ont peut-être moins de moyens. »

Julie Gagnon croit qu’il y a un grand potentiel de continuer et de reconduire le Programme d’incitatif à la remise en culture des terres agricoles dévalorisées, mais aussi qu’il soit utilisé tel qu’il soit dans d’autres régions du Québec.