Tumeur au cerveau : il retrouve la mémoire grâce à la musique
Publié le 27 février 2026 à 18:06, modifié le 27 février 2026 à 18:07
Par: Megan Maltais
On vous fait entendre le témoignage d’un homme de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, qui a perdu la mémoire à la suite d’une opération au cerveau et l’a retrouvée grâce à la musique.
Rino Ouellet a commencé à souffrir de maux de tête en 1974. À la fin des années 90, les épisodes de migraine étaient constants. « J’ai enduré les maux de tête jusqu’en 2004 », affirme-t-il.
L’homme a finalement consulté et le diagnostic est tombé : il avait une tumeur au cerveau. Après plus de 16h d’opération, l’homme se réveille, mais n’a plus aucun souvenir.
« J’avais une horloge en avant de moi et j’essayais de me rappeler de son nom… moi, le seul souvenir du passé que j’avais, c’est quand ils m’ont rentré dans l’ascenseur pour m’emmener à l’opération. Je vois les portes fermées avec mes deux filles et mon épouse, c’est le dernier souvenir que j’avais. »
Il a dû réapprendre à lire et à écrire, et pour passer le temps, il a recommencé à gratter les cordes de l’une de ses guitares. « [J’ai passé] des mois, des mois et des mois, des mois à pratiquer comme ça. C’est la guitare qui m’a ramené sur le piton! »
Après son opération, le médecin lui avait indiqué qu’il y avait peu de chances que sa mémoire revienne. « Je me dis “pourquoi ça ne veut pas revenir?” Je lis une ligne, je commence l’autre et [la première] s’efface », explique Rino.
Devenir compositeur
Pendant la pandémie, il a joué dans des résidences pour personnes âgées avec l’un de ses amis musiciens. C’est à ce moment qu’il a décidé d’écrire des chansons. Sa première composition s’intitule Sans guitare.
« Les Beatles avec un violon ou un accordéon ce n’est pas [super]. Pretty Women avec un accordéon, ce n’est pas pareil. Sans la guitare, il y a ben des groupes qui n’existeraient pas. »
Rino Ouellet a ensuite composé une chanson pour sa femme Katia. Dans ses yeux témoigne de la première rencontre du couple. « C’est ça qui m’a séduit. Je me suis dit “il faut que j’aille la voir, pour lui demander d’aller danser et lui payer un verre”. Notre histoire se raconte sur toute la chanson. »
Le musicien souhaite lancer un message de persévérance. « La vie est courte. On n’est pas [ici] un millième de seconde comparé à la planète. Tiens-toi debout et bûche jusqu’à la fin. Mets-en du bois par terre et avance. Je me suis servi du négatif et je l’ai trouvé du positif, ça fait pouf! »