Tadoussac songe à imposer une taxe touristique
Publié le 26 février 2026 à 20:40, modifié le 26 février 2026 à 20:40
Tadoussac ouvre de nouveau la porte à imposer une taxe locale pour les touristes. La petite municipalité a besoin d’argent pour répondre à l’affluence de visiteurs chaque été. La reconnaissance d’un statut particulier pourrait faire baisser la pression financière sur les contribuables.
Avec ses 800 âmes, Tadoussac reçoit chaque année près de 3 000 visiteurs quotidiens.
« La tuyauterie à Tadoussac est comme celle d’une ville. Pas celle d’un petit village, celle d’une ville! Parce qu’on a beaucoup, beaucoup d’hébergements », illustre le maire, Claude Brassard.
La pression sur les infrastructures et les ressources de la municipalité est énorme. La capacité de payer du contribuable atteint sa limite.
« En faisant les budgets, on s’aperçoit que notre diversité de revenus n’est plus là, puis que nos citoyens, nos commerçants, au niveau de la taxation, sont pris un peu à la gorge », constate l’élu.
Le conseil municipal relance donc l’idée d’imposer une taxe touristique, évoquée il y a environ 10 ans. Et si elle s’est soldée par un échec ailleurs, comme à Percé et aux Îles-de-la-Madeleine, le maire croit que la solution est juste.
« On va dans le Sud, maintenant, on paye une taxe additionnelle de visiteurs qui sert justement aux infrastructures de l’endroit et aux activités. Est-ce que le Québécois s’en offusque? Non », donne Claude Brassard en exemple.
Le sujet reste polarisant. Commerçants, résidents et même Tourisme Côte-Nord n’ont pas voulu commenter. Mais chez certains citoyens, l’idée semble quand même bonne.
« Oui, c’est une bonne idée. Ça coûte assez cher tout entretenir », fait remarquer un Nord-Côtier.
« Tout est dans la manière de le taxer. On peut comprendre que notre village, on n’est pas fait pour accueillir autant de gens », ajoute un résident.
Tadoussac attendra les élections de l’automne, et un éventuel nouveau gouvernement à Québec, pour faire une demande de statut particulier.
« Est-ce que le gouvernement sera froid à l’idée? Je ne pourrais pas vous dire, mais le jeu en vaut la chandelle », conclut Claude Brassard.