Tarifs d’Énergie NB : les citoyens demandent des réponses
Publié le 26 février 2026 à 16:56, modifié le 26 février 2026 à 16:59
Des citoyens du Nouveau-Brunswick en ont assez des tarifs astronomiques d’électricité. Beaucoup ont de la difficulté à comprendre pourquoi leurs factures sont aussi élevées cette année. Nous sommes allés à la rencontre de citoyens.
Des factures d’électricité élevées même si leur résidence est inhabitée. C’est le cas de Vanessa Thériault et de Marc-Antoine Losier qui payent respectivement chaque mois 700 et 250 dollars d’électricité.
« J’ai été complètement fermé tous les compteurs et quand je vérifie ma consommation sur Internet, il me charge encore au-dessus de 10 $ par jour », révèle Vanessa Thériault, résidente du Haut-Madawaska.
« J’ai tout coupé au niveau du courant. La seule chose qui me reste c’est une plinthe de chauffage électrique et une lumière », explique Marc-Antoine Losier, résident de Paquetville.
Les réponses d’Énergie Nouveau-Brunswick sont loin de les satisfaire.
« Je n’ai pas eu une explication claire et précise autre que le froid, et vu que vous n’êtes pas dans la maison, c’est plus dur à chauffer », témoigne M. Losier.
« Je veux des réponses. Pourquoi ça me coûte aussi cher quand tout mon chauffage est fermé. Il n’y a rien qui marche », se demande Mme Thériault.
Selon eux, les compteurs intelligents pourraient être en cause.
« Il y a eu une terrible augmentation l’année passée aussitôt que les compteurs ont rentré », affirme Marc-Antoine Losier.
« S’il ne se fie pas aux données d’auparavant et qu’ils font un peu des moyennes », se questionne Vanessa Thériault.
« Il y a des tests qui sont faits régulièrement pour assurer la fiabilité des compteurs intelligents », assure Philippe Landry, vice-président des opérations par intérim d’Énergie Nouveau-Brunswick.
Énergie Nouveau-Brunswick veut d’ailleurs augmenter les tarifs d’électricité de 4,75 % à partir du 1er avril prochain. Une hausse moyenne de près de 11 dollars par mois pour les clients résidentiels.
« C’est assez élevé. Je me suis équipé à bois pour aider à mon électricité », fait savoir un homme.
« À un moment donné, on ne pourra plus le payer l’électricité, va falloir s’éclairer avec une chandelle », s’indigne un citoyen.
« Ça ne fait pas de sens. Le coût de la vie est déjà très fou », lance Vanessa Thériault.
« Il faut investir pour maintenir la fiabilité et préparer notre réseau pour l’avenir », mentionne M. Landry.
« On essaie de trouver des solutions c’est exactement la raison pourquoi on a demandé une étude exhaustive », indique Gilles LePage, ministre responsable de la Société de développement régional.
Les recommandations finales de cet examen sont attendues d’ici la fin mars.