Changements climatiques : le MTQ s’attaque aux infrastructures routières à risque
Publié le 23 février 2026 à 16:39, modifié le 23 février 2026 à 17:28
Par: Megan Maltais
Près de 300 kilomètres de routes seront vulnérables à l’érosion et à la submersion dans l’Est-du-Québec d’ici 2100. Le ministère du Transport est justement en train de mettre sur pied un programme pour intervenir, principalement en bordure du fleuve Saint-Laurent.
Seulement au Bas-Saint-Laurent, 85 kilomètres du réseau routier sont à risque d’érosion, de submersion et de glissement de terrain en milieu côtier en raison des changements climatiques. Le ministère des Transports veut mettre sur pied un programme d’intervention sur 10 ans, qui va permettre de développer une vision stratégique sur l’ensemble de l’Est-du-Québec.
« Le ministère, on continu à chaque année à entretenir des enrochements, entretenir des murs de soutènement, à faire de l’enrochement et faire de l’entretien. Aussi, au besoin, de faire la construction de nouveaux ouvrages de protection. Le fait qu’on fait une seule étude d’impact c’est que ça va permettre au ministère d’intervenir plus rapidement sur des sites et d’intervenir moins en urgence », précise la porte-parole du MTQ, Julie Marcoux.
Le Bureau d’audience publique sur l’environnement (BAPE) a donc été mandaté pour tenir des séances d’informations, entre le 4 mars et le 7 avril.
Pour le secteur du Bas-Saint-Laurent, elle se tiendra le 5 mars prochain, à l’Université du Québec à Rimouski et il sera possible de la suivre en ligne. « C’est le moment idéal pour en savoir plus sur le projet. C’est le moment aussi de poser des questions, il y a une présentation, mais il y a aussi le moment de poser des questions à l’initiateur pour vraiment en savoir plus, aller creuser et s’informer », explique le conseillers aux communications pour le BAPE, Patrick Fournier.
Les citoyens qui le souhaitent ont jusqu’au 7 avril pour demander une consultation publique.
Important de se préparer
Le préfet de la MRC de Rivière-du-Loup estime que la préparation est tout aussi importante que les actions concrètes sur le terrain. Vaut mieux prévenir que guérir. « Les changements climatiques et la préparation et la résilience, ça demande des actions au quotidien. On devrait faire mieux et faire plus », considère Michel Lagacé.
Une bonne partie des infrastructures routières des MRC de Kamouraska et de Rivière-du-Loup sont vulnérables. En agissant rapidement, Michel Lagacé estime que les coûts seront moins importants.
« En santé, la prévention, ça coûte pas mal moins cher que le curatif. En environnement, être en préventif ça serait pas mal mieux que d’attendre le curatif. Le curatif, ça, ça va coûter cher. »
Le ministère des Transports précise qu’il s’agit d’un projet « hors norme ». Il n’y a pas de plans précis, l’objectif est de créer un portefeuille de solutions pour s’adapter à chaque situation.