Érosion côtière : Le BAPE lance une consultation publique sur l’avenir des routes en Gaspésie et aux Îles
Publié le 17 février 2026 à 16:58, modifié le 19 février 2026 à 16:10
Par: Pierre-Marie Nicolas
Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) amorce une étape cruciale pour l’avenir des infrastructures routières de l’Est-du-Québec. Face à la menace grandissante des changements climatiques, la population est invitée à s’exprimer sur la stratégie d’intervention du ministère des Transports.
L’augmentation de la fréquence des tempêtes et la hausse du niveau de la mer ne sont plus des hypothèses, mais une réalité quotidienne. Le ministère des Transports est catégorique : de nombreux segments de la route 132 en Gaspésie et de la route 199 aux Îles-de-la-Madeleine sont en péril.
Pour répondre à l’urgence, Québec a élaboré un programme d’intervention sur 10 ans ciblant les zones prioritaires où les risques d’érosion et de submersion côtière sont les plus critiques.
Le projet en chiffres :
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74 sites identifiés prioritaires spécifiquement en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.
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228 sites au total, répartis dans 45 municipalités à l’échelle régionale.
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Une période d’information de 30 jours du 4 mars au 7 avril.
Bien que le plan soit vaste, les détails techniques pour chaque secteur restent à définir. Selon Patrick Fournier, responsable des communications pour BAPE. Les solutions spécifiques pour chaque site ne sont pas encore arrêtées, ce qui limite pour l’instant la précision des études d’impact environnemental.
« C’est un programme de nature générique. […] Les solutions retenues pour chaque site ne sont pas encore identifiées. L’initiateur n’a donc pas encore de détails précis sur les mesures d’atténuation environnementales », raconte M. Fournier.
Dans la Baie-des-Chaleurs, cette démarche est accueillie avec soulagement.
« À Escuminac, nous avons une portion de route problématique. On s’attend à ce que le BAPE donne des résultats concluants pour sécuriser l’ensemble des demeures qui seront en péril dans les prochaines décennies », souligne Sylvain Roy, maire d’Escuminac.
Les citoyens ont jusqu’au 7 avril pour consulter les documents et, si nécessaire, demander une audience publique.
Une fois cette étape franchie, le projet entrera dans une phase plus concrète.
« Lorsque le programme s’il est approuvé au niveau du conseil des ministres, on s’entend. Bas à ce moment-là pour chaque site pour chaque intervention identifier ils vont devoir déterminer c’est quoi la solution préconisée. Et puis il y aura d’autres autorisations à aller chercher environnementales pour ça. Et là ils vont pouvoir identifier les mesures d’atténuation, les effets sur l’environnement de chaque intervention. » explique Patrick Fournier.
Si cette approche est approuvée par Québec, le ministère pourra intervenir rapidement sur les sites ciblés.