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Brise-lames en fin de vie: l’administration portuaire de Paspébiac interpelle le fédéral

Publié le 17 février 2026 à 16:30, modifié le 18 février 2026 à 11:06

Par: Patrick Giguère

L’administration portuaire de Paspébiac interpelle Transports Canada afin de connaitre ses intentions pour le futur du brise-lame du havre de pêche. L’infrastructure rocheuse a atteint la fin de sa vie utile, selon un document obtenu par Accès à l’information.

« Dans le mandat, non, mais quand on regarde les installations que nous avons ici, si on veut les garder, il faut s’impliquer et veiller à ce qu’elles soient entretenues. »

Au cours des dernière années, le travail du président-secrétaire de l’Association portuaire de Paspébiac a permis de développer le secteur maritime de la municipalité.

« On a réussi à maintenir le quai de Pêches et Océans, on a obtenu des pontons pour les pêcheurs homardiers et une nouvelle rampe de mise à l’eau avec une passerelle. Ce sont des acquis qu’on veut conserver, parce que c’est une économie locale importante », énumère Nelson Holmes.

Et cette économie locale est protégée, en grande partie, par cet ouvrage d’enrochement construit à la fin des années 1960.

Mais celui-ci a atteint la fin de sa durée de vie, selon un rapport d’inspection réalisé en 2016 que Nelson Holmes a pu obtenir à la suite d’une demande d’accès à l’information.

On peut y lire que la majorité des pierres sont très fissurées et fracturées et que l’état d’ensemble de l’ouvrage est très altéré, en raison des intempéries.

« Il y a un effritement de la roche causé par le gel et le dégel. Sa hauteur n’est plus conforme aux nouvelles réalités climatiques », indique l’homme.

Le rapport concluait d’ailleurs qu’il n’était plus possible de procéder à des réparations durables.

« Le nouvel enrochement, moi je veux que ce soit prolongé, tout refaire, parce que ça protège tout l’intérieur du havre », présente-t-il sur un plan.

Une lettre a été adressée à l’instance concernée afin qu’un plan de mise à niveau du brise-lames soit élaboré.

L’administration portuaire peut compter, entre autres, sur l’appui des élus municipaux, de la marina et du site historique du Banc-de-Pêche.

« J’ai envoyé les documents à un contact que j’avais chez Transports Canada et après on verra de quelle façon on peut faire progresser le dossier. »

Nelson Holmes a également interpellé le député fédéral à ce sujet.

« L’enjeu, si on ne fait rien, c’est qu’il pourrait arriver un moment où le brise-lames serait endommagé, voire brisé, par une forte marée ou une tempête », s’inquiète le député de la circonscription Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine-Listuguj, Alexis Deschênes. « Ce que je vais faire, c’est interpeller le ministre des Transports du Canada, M. MacKinnon, pour lui demander que Transports Canada prenne en charge son installation », assure le bloquiste.

Il n’est pas sans rappeler que depuis quelques années, Transports Canada est réputé pour délaisser ou rétrocéder ses infrastructures vieillissantes, dont les coûts d’entretien sont souvent jugés trop élevés, plutôt que de les remettre en bon état.

« C’est ça qui est dommage, mais c’est un peu ça aussi. Pour le gros quai de Transports Canada, ce qu’ils veulent, c’est le condamner complètement. Ils ont fait la rétrocession à Pêches et Océans des lampadaires, du bâtiment électrique et des installations d’eau », mentionne M.Holmes.

Le député fédéral insistera sur le fait que le quai de Paspébiac est l’un des seul à être commercial dans le secteur.

Pour sa part, Nelson Holmes rêve que la prochaine structure permette d’ériger une passerelle, offrant ainsi un point d’observation pour les levers et couchers de soleil.

Transports Canada doit fournir une réponse mercredi.