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Avenir des urgences : les paramédics des Basques dans l’attente 

Publié le 16 février 2026 à 16:29, modifié le 16 février 2026 à 17:39

Par: Megan Maltais

Les urgences de Pohénégamook et de Trois-Pistoles seront maintenues, selon la décision rendue récemment par Santé Québec. Même si le nouveau modèle de soins ne sera pas mis en place, les paramédics des Basques réclament une bonification de leurs services.

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent a reculé concernant la mesure qui visait à rediriger systématiquement les ambulances vers d’autres hôpitaux. Mais, pour le service ambulancier CAMBI, la bonification des services est toujours sur la table.

Actuellement, 40% des patients qui sont pris en charge à Trois-Pistoles sont directement envoyés à Rivière-du-Loup ou Rimouski. « On parle de patient qui est victime d’un AVC, victime de traumatologie, d’un accident de la route ou d’une chute. On parle aussi de patient psychiatrique. Un accident de la route, on va se rendre directement à Rivière-du-Loup ou Rimouski. Un accident de ski à Saint-Mathieu, ça va être Rimouski directement. Dans beaucoup de cas, ils sont quand même autonomes. Ils vont stabiliser les patients et les amener à l’urgence », explique le chef de la division au Service ambulancier CAMBI Yannick Thériault.

« On les emmène vers des centres hospitaliers de plus haut niveau pour recevoir les traitements le plus vite possible. On dit souvent qu’il faut se rendre à la salle d’opération le plus vite possible. Ici c’est où? C’est Rimouski et Rivière-du-Loup. »

Conversion des horaires

Le nouveau modèle de soin à l’urgence aurait-il aussi accéléré la conversion des horaires de factions? « C’est sûr que le temps pour se rendre à l’hôpital aurait été plus long donc notre couverture locale aurait été diminuée. Mais, le dossier de rehausser les services ambulanciers n’est pas en lien avec l’urgence », assure le chef de la division.

À Trois-Pistoles, l’une des deux équipes est à l’horaire à l’heure. Depuis des années, le défi est le manque de personnel.

Lors de notre passage cet avant-midi, les paramédics en caserne ont reçu un appel. Rapidement, ils ont pu se mettre en route. « En dedans de 30 secondes, ils étaient déjà en direction sur le bon chemin et ils savent sur quoi ils partent. Versus un horaire de faction, à partir de l’appel on compterait 10 minutes pour qu’ils partent de la maison et qu’ils viennent chercher leur ambulance », illustre Yannick Thériault.

Une conversion à l’horaire à l’heure permettrait de diminuer le temps de réponse dans les municipalités plus éloignées.

Les équipes pourraient aussi couvrir un territoire plus grand. Yannick Thériault estime qu’avec « un déploiement dynamique et des paramédics à la caserne, on vient diminuer le temps de réponse et c’est ça qui est primordial. Oui, les premières minutes comptent, mais, les 10-15 minutes qu’ils [les patients] attendent, c’est encore plus important que les 2-3 premières minutes initiales à l’appel ».

Le porte-parole du CISSS du Bas-Saint-Laurent a confirmé que la bonification des services devrait être réalisée à l’automne 2026.