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Italie 2026 : Bastien Garon, au cœur de la performance olympique

Publié le 5 février 2026 à 17:40, modifié le 5 février 2026 à 17:40

Par: Nathanael Paul

Bastien Garon s’apprête à replonger dans l’univers olympique. Le physiothérapeute de Dégelis va vivre sa deuxième expérience, cette fois en patinage de vitesse longue piste, dans un contexte complètement différent de Pékin.

Après le ski acrobatique en 2022, en pleine pandémie, Bastien Garon arrive cette fois dans un environnement beaucoup plus chargé en Italie. Il accompagnera l’équipe canadienne de patinage de vitesse longue.

« Pour résumer, je dirais que c’est le sport le plus médaillé du Canada aux Jeux d’hiver, donc les attentes sont toujours très élevées. À l’époque, je travaillais en ski acrobatique avec six athlètes sur cinq jours de compétition. Aujourd’hui, j’en ai 15 sous ma gouverne, avec 13 jours de compétition sur 16. C’est un calendrier beaucoup plus chargé », explique-t-il.

Treize moments décisifs

Si le risque de blessure est moindre comparativement au ski acrobatique, la pression émotionnelle, elle, est omniprésente. En patinage de vitesse, il y a des chances de médailles à presque tous les jours.

« Il y a 13 jours que c’est la journée la plus importante de la vie de quelqu’un à ce moment-là. C’est surtout au niveau des émotions associées à ça. Pas nécessairement les miennes, mais comme on accompagne ces athlètes depuis des années, on s’y attache. Quand ça va bien, ça va super bien. Quand ça va mal, c’est très difficile », confie Garon.

Comme les athlètes, le personnel de soutien doit aussi passer par un processus de sélection rigoureux. Bastien Garon a été choisi par la Fédération canadienne de patinage de vitesse pour faire partie de l’équipe en Italie.

« Nous aussi, il y a des qualifications. Pour l’édition italienne, c’est vraiment une participation éclatée du pays, avec sept sites physiques à travers le pays. Le Comité olympique canadien ne fournit pas les physiothérapeutes, massothérapeutes et préparateurs mentaux : chaque fédération doit amener son propre personnel », précise-t-il.

Son travail commencera officiellement samedi avec l’épreuve du 3000 m féminin, où les regards seront tournés vers Isabelle Weidemann, Ivanie Blondin et Valérie Maltais.