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Urgences de Pohénégamook et de Trois-Pistoles : les ambulances seront systématiquement redirigées vers d’autres hôpitaux

Publié le 23 janvier 2026 à 08:44, modifié le 23 janvier 2026 à 09:31

Par: Catherine Pellerin

Aucun changement n’est prévu avant cet automne pour les urgences du Transcontinental et des Basques. C’est ce que confirme le CISSS du Bas-Saint-Laurent, a fourni pour la première fois des chiffres, pour justifier que la mise en place d’un nouveau modèle de soins.

 

 

Le CISSS affirme que d’ici 2029, il manquera 107 employés au Témiscouata et 39 dans les Basques, soient principalement les infirmières et des inhalothérapeutes.

Des données sur l’utilisation moyenne des urgences le soir et la nuit depuis 3 ans ont aussi été rendues publiques. Pour Trois-Pistoles, moins de 6% des visites seraient des cas critiques. Ce taux qui serait de moins de 2% à Pohénégamook.

« Les besoins de la population évoluent alors que l’organisation actuelle des urgences de Trois-Pistoles et Pohénégamook demeure inchangée depuis plusieurs années. Les données démontrent clairement que les urgences sont peu fréquentées la nuit, que les cas graves y sont rares et que la majorité des besoins relèvent de la première ligne. Dans ce contexte, il y a lieu de repenser cette organisation afin d’assurer des soins et des services pérennes et sécuritaires », affirme le CISSS.

Desserte ambulancière

Le CISSS a dévoilé par ailleurs qu’il compte rediriger systématiquement les ambulances vers d’autres hôpitaux.

« Afin d’offrir une prise en charge plus rapide et plus efficace des personnes avec une condition médicale urgente et demandant des soins spécialisés, le CISSS entend aussi rehausser la desserte ambulancière dans ces deux territoires. Ainsi les ambulances seront systématiquement dirigées vers les hôpitaux de Notre-Dame-du-Lac, Rivière-du-Loup ou Rimouski, ce qui permettra d’orienter plus rapidement les usagers et réduira des délais évitables », peut-on lire.

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent répète « que l’accessibilité aux soins 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, n’est pas remise en question ».

Améliorer l’offre de soins à domicile fera aussi partie des solutions, avec le vieillissement de la population.

Consultations publiques

La première consultation publique aura lieu le 17 février, de 18h00 à 20h00, à l’école secondaire de Pohénégamook. Le lendemain, 18 février, toujours de 18h00 à 20h00, les citoyens des Basques pourront à leur tour se faire entendre à l’auditorium de l’école secondaire de Trois-Pistoles.

Pour ces consultations publiques, le CISSS du Bas-Saint-Laurent a obtenu la collaboration de la Chaire interdisciplinaire sur la santé et les services sociaux pour les populations rurales (CIRUSSS) de l’UQAR.

« Ces consultations ont pour objectif de déterminer un nouveau modèle de soins et services répondant mieux aux besoins de la population de ces deux secteurs du Bas-Saint-Laurent, et ce, en tenant compte d’enjeux importants et récurrents de main d’œuvre au Centre hospitalier de Trois-Pistoles et au CLSC de Pohénégamook. Cette situation est d’ailleurs appelée à se détériorer au cours des prochaines années, exposant ainsi ces deux milieux à des ruptures de services » souligne le Dr Jean-Christophe Carvalho, président-directeur général du CISSS du Bas-Saint-Laurent.

Bien que Santé Québec lui ait demandé en 2024 de couper 34M$ dans son budget, le CISSS du Bas-Saint-Laurent assure que l’objectif des décisions à venir n’est aucunement d’économiser des coûts.

« L’amélioration des services de première ligne est une priorité pour Santé Québec. C’est par un dialogue ouvert avec les citoyens et les partenaires du milieu que nous souhaitons dessiner une nouvelle offre de soins et services qui puisse répondre aux besoins de la communauté. Nous soutenons la démarche du CISSS du Bas-Saint-Laurent qui vise à assurer la continuité et la pérennité des soins et services si importantes pour la population » conclut Véronique Wilson, Directrice générale adjointe de la coordination réseau et soutien aux opérations, Santé Québec.