Un rêve espagnol pour un jeune joueur de soccer de Trois-Pistoles
Publié le 22 janvier 2026 à 17:22, modifié le 23 janvier 2026 à 10:54
Par: Nathanael Paul
Un rêve deviendra bientôt réalité pour Leo Dunkan Doyle. À seulement 12 ans, le jeune joueur de soccer de Trois-Pistoles s’apprête à vivre une expérience qu’il n’oubliera jamais : participer à un tournoi international à Madrid, en Espagne, dans les installations du Real Madrid.
Quand on pense au soccer, l’Espagne s’impose naturellement comme une référence mondiale. Pour Leo Dunkan, cette destination représente bien plus qu’un voyage : c’est l’aboutissement d’un objectif clair et assumé depuis longtemps, celui de devenir joueur de soccer professionnel.
« J’ai vraiment hâte d’entrer dans le stade du Real Madrid. Il va y avoir près de 80 000 places, ça va être incroyable. C’est sûr que je vais être ému, c’est quand même mon rêve », confie le jeune athlète, les yeux brillants à l’idée de fouler le terrain du club espagnol.
Une chance unique
Sa détermination et sa persévérance ont porté fruit. Leo a obtenu sa sélection lors d’un camp de soccer de la Fondation Real Madrid à Saint-Augustin-de-Desmaures. Une opportunité en or : seulement quatre jeunes joueurs québécois ont reçu une invitation pour ce séjour à Madrid.
Son père, Mike Doyle, ne cache pas sa fierté. « Le mot est faible. Je suis extrêmement fier de Leo. Je suis aussi content d’où il s’en va. C’est un magnifique tremplin, une occasion qu’on ne pouvait pas laisser passer », souligne-t-il.
La sélection n’a toutefois pas été une surprise pour Leo, qui croyait fermement en ses chances. « J’avais dit à ma mère, pendant qu’on était dans la piscine : “Maman, je suis certain que je vais être sélectionné.” Elle m’avait répondu de ne pas trop me faire d’attentes pour ne pas être déçu. Mais moi, j’étais convaincu à 100 %. Une heure plus tard, on a reçu le message », raconte-t-il.
Le tournoi réunira des jeunes provenant des quatre coins du globe. En plus du défi sportif, Leo devra aussi s’adapter sur le plan linguistique. « L’anglais, ça va bien, mais l’espagnol… disons qu’il va falloir travailler Duolingo un peu. Je vais me débrouiller », lance-t-il avec le sourire.
Des efforts pour financer le projet
Comme toute aventure de cette envergure, le projet comporte un coût important, estimé à environ 13 000 $. La famille Doyle a donc multiplié les efforts pour financer le voyage. « Leo a été emballeur dans les épiceries et a réussi à amasser près de 2 500 $. Il a travaillé 18 ou 19 heures en une seule fin de semaine. On a aussi organisé un GoFundMe », explique son père.
Les activités de financement se poursuivront, notamment avec un spectacle-bénéfice prévu le 14 mars, mettant en vedette Laurence Saint-Martin et Francis Gallant. Le tournoi international se déroulera du 27 mars au 4 avril.