Tremblement de terre : un séisme de magnitude 3,0 près de Saint-Pascal
Publié le 18 décembre 2025 à 16:03, modifié le 18 décembre 2025 à 16:15
Par: Megan Maltais
Vous l’avez peut-être constaté, la terre a tremblé hier soir au Kamouraska. Un léger séisme, qui a tout de même été ressenti jusque dans Charlevoix.
Séisme Canada a reçu une quarantaine de rapports venant de citoyens de Saint-Pascal, La Pocatière, La Malbaie et Baie-Saint-Paul.
« Ça m’a surpris. Ça m’a surpris », avoue un citoyen de Saint-Pascal. « J’ai eu l’impression qu’il y avait une porte qui claquait, mais pas plus que ça. Je n’ai pas senti que ça bougeait », ajoute sa conjointe.
Ça s’est produit mercredi soir à 22h19, l’épicentre était situé à 6km au nord-ouest de Saint-Pascal. La magnitude était de 3,0 sur l’échelle de Ritcher. « Ça ressemblerait un peu comme à un gros camion qui passe très près de vous. Souvent, ce seront des secousses plutôt brusques. En général, c’est brusque, entre 1 à 5 secondes », explique l’analyste sismique chez Ressources naturelles Canada, Christopher Boucher.
Étant les plus près de l’épicentre, les citoyens de Saint-Pascal l’ont particulièrement ressenti. « Oui, oui, oui. J’étais en train d’écouter la télé, j’étais assis sur mon fauteuil et ça donner un coup. Je n’en ai pas trop fait de cas, mais après j’ai dit, mon dieu, ça ressemble à un tremblement de terre », raconte une dame.
« Ma femme a l’a senti, ça fait un méchant boom. Elle a eu peur », avoue un citoyen. « La différence quand un véhicule passe en avant de chez moi, je suis à trois pieds du chemin, on entend le moteur et on entend boom boom. Mais là, il n’y avait pas de bruit de moteur et ç’a tremblé. Pas longtemps, mais juste assez », explique un autre.
360 séismes en moins d’un an
Dans la dernière année, plus de 360 tremblements de terre ont été enregistrés dans la zone sismique Charlevoix-Kamouraska, qui est la zone la plus active au sud-est du Canada.
« Il faut se souvenir que beaucoup de ces séismes là sont très petits, seulement une dizaine de ceux-là seront ressentis. La présence de plus petit séisme n’est pas nécessairement une indication qu’un gros séisme va venir », précise l’analyste.
Selon lui, il n’y a pas de raison de s’inquiéter, mais il faut toutefois être préparé. « C’est possible qu’il y ait un grand séisme, ça pourrait être demain, ça pourrait être dans 200 ans. On ne sait pas, on sait que c’est une région propice aux séismes. »
Les trois mots d’ordre sont : se baisser, s’abriter et s’agripper.