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Acheter en Gaspésie-Les-Îles: un rêve accessible malgré la hausse de prix

Publié le 5 décembre 2025 à 20:08, modifié le 5 décembre 2025 à 20:16

Par: Patrick Giguère

Devenir propriétaire en Gaspésie–Les Îles demeure un rêve accessible, selon la plus récente étude de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec. Même si les prix des maisons ont plus que doublé au cours des dix dernières années, la région demeure l’une des plus abordables de la province.

La région se classe au premier rang des endroits où les maisons unifamiliales sont les plus abordables, avec un prix médian de 240 000 $, ce qui en fait l’un des marchés résidentiels les plus accessibles du Québec.
« Quand on inscrit une propriété au juste prix, elle se vend habituellement très rapidement. Oui, ça roule bien », lance Louise Brash de l’équipe PRIMA Immobilier VIA Capitale.
Depuis 10 ans, le prix médian des maisons unifamiliales est passé de 105 000 à 240 000 $ dans la région, alors que la moyenne provinciale est d’un peu plus de 490 mille.
« Ça reste faisable. C’est sûr qu’il faut peut-être parfois revoir ses attentes, car celles des clients peuvent être élevées. Mais tu es capable de t’acheter une maison pour 200 000 $. J’en ai d’ailleurs à vendre en ce moment », affirme Jonathan Leclerc, courtier résidentiel et commercial au Groupe Sutton.
Dans la Baie-des-Chaleurs, le plus grand défi pour les acheteurs est de réussir à trouver une propriété : à peine une soixantaine de maisons sont actuellement sur le marché, un nombre extrêmement faible.
« Ce qui manque beaucoup en ce moment, ce sont des propriétés entre 200 000 $ et 275 000 $, des maisons unifamiliales standard. Il n’y en a pas beaucoup sur le marché », observe Louise Brash, courtière depuis 17 ans.
« J’ai déjà vu du 90 et du 100. On est dans une période plus aux vendeurs plus qu’à l’acheteur. Il n’y a pas beaucoup de maisons à vendre, mais il y a autant d’acheteurs » , enchaîne M.Leclerc qui évolue comme courtier depuis 5 ans.
En Gaspésie–Les Îles, il faut environ trois ans pour réussir à épargner la mise de fonds, alors que la moyenne provinciale est d’un peu plus de cinq ans.
« J’ai un exemple : l’an dernier, j’ai vendu une maison à un beau petit couple, des jeunes dans la vingtaine. Ils ont acheté une propriété autour de 165 000 à 170 000 dollars. Mais ces jeunes-là, ça faisait quelques années qu’ils mettaient de l’argent de côté et qu’ils habitaient chez leurs parents. Ils ont fait l’effort, et aujourd’hui, ils sont chez eux », raconte Mme Brash.
Après plusieurs années de compétition intense, qui avaient fait surchauffer le marché, la situation est revenue à la normale.
Les courtiers se montrent optimistes pour les années à venir.
« Bien sûr, je n’ai pas de boule de cristal, mais on peut s’attendre à ce que la situation se maintienne encore un an ou deux », pense le courtier immobilier de Sutton.
 « Je vois ça positivement. Je crois qu’une des solutions pour augmenter le nombre de propriétés sur le marché, c’est la construction de plex et de multilogements. Il y a des promoteurs prêts à investir ; il faut simplement avoir les moyens de concrétiser ces projets. Je pense que ça contribuerait à résoudre une partie du problème », conclut Mme Brash.
Avec un marché restreint et des opportunités limitées, les courtiers soulignent que planification et patience sont les clés pour trouver la maison idéale.