Journée internationale des personnes handicapées : des droits revendiqués
Publié le 3 décembre 2025 à 16:23, modifié le 8 mai 2026 à 15:55
Par: Marion Lavergne
Aujourd’hui marque la journée internationale des personnes handicapées. C’est l’occasion de souligner leur résilience pour certains organismes, mais aussi de revendiquer leurs droits pour d’autres.
Plusieurs organismes et ressources d’aide ont souligné mercredi la journée internationale des personnes handicapées.
« Ça fait un peu réaliser aux gens qu’on a des différences, parce qu’on n’est pas tous pareils de un, dans une vie, on n’est pas tous pareils. De deux, ça permet que les gens découvrent c’est quoi, la vie d’une personne handicapée, parce que des fois, ce n’est pas toujours facile tous les jours », souligne Justine, une participante de la Maison Maguire.
Un peu plus d’une personne sur cinq de la population âgée de quinze ans et plus présenterait une forme de handicap. La proportion monte à près d’un tiers, si l’on prend en compte les personnes en situation de handicap temporaire et les femmes enceintes.
« On les oublie souvent, et puis ils ont leur place dans la communauté comme n’importe qui. Donc, pour nous, c’est important de leur faire valoir leurs droits, de la visibilité, ils existent. Ils méritent d’être beaucoup plus inclus dans notre société », renchérit Stéphanie Leblanc, responsable des loisirs à la Maison Maguire.
Quant au Regroupement des associations des personnes handicapées Gaspésie-Les-Îles, plutôt que de célébrer, il dénonce les coupures du gouvernement dans les ressources.
« C’est qu’aujourd’hui, on n’avait pas envie de mettre de masque. On n’avait pas le goût de faire semblant, de mettre une apparence qu’on doit célébrer, alors que l’État coupe drastiquement dans les services, dans l’accès au logement, dans l’accès à la mobilité », dénonce Ghislain Gagnon, directeur général du Regroupement des associations de personnes handicapées Gaspésie-Les-Îles.
La journée internationale des personnes handicapées vise d’abord à sensibiliser sur les droits et l’inclusion des personnes en situation de handicap dans la société. Ghislain Gagnon souligne qu’il n’y a pas assez d’investissements dans les mesures préventives, par exemple pour l’inclusion sociale.
« On a une étude en Gaspésie qui le prouve, les personnes en situation de handicap vivent des inégalités sociales. Mais le gouvernement continue à faire la sourde oreille pour faire des économies à bouts de chandelle. La seule stabilité qu’on a dans les investissements, c’est dans le suicide assisté, puis dans le triso test. Ça, on n’a pas coupé là-dedans », ajoute-t-il.
Les propos de Ghislain Gagnon sont sans équivoque. Les personnes handicapées méritent d’être mieux incluses dans la société.