Îles-de-la-Madeleine: une famille attend toujours d’être raccordée à l’aqueduc
Publié le 26 novembre 2025 à 21:08, modifié le 27 novembre 2025 à 09:33
Par: Patrick Giguère
Privée d’eau potable depuis septembre 2024, une famille des Îles-de-la-Madeleine attend toujours d’être raccordée à l’aqueduc. Des démarches ont été entreprises, mais elles s’étirent en longueur, au grand désespoir du couple.
Le ton a monté mardi soir lors de la séance municipale des Îles-de-la-Madeleine, lorsque le dossier du raccordement à l’aqueduc du couple Catherine Décoste et Yann-Philippe Poirier a refait surface.
La femme a interpellé le maire afin de comprendre pourquoi les travaux n’étaient toujours pas terminés.
Selon la Madelinienne, une entente devait permettre raccordement cet automne.
« Madame, il n’y a pas eu d’engagement, on n’a pas signé, le conseil n’a pas adopté de résolution », a répondu le maire sur ton direct.
Depuis septembre 2024, le couple de l’Étang-du-Nord n’a plus accès à l’eau potable, leurs deux puits s’étant retrouvés à sec.
« Au quotidien, depuis septembre 2024, on doit se laver à tous les jours, faire notre vaisselle, rentrer des cruches pour faire notre lavage à l’extérieur de notre maison à l’année. »
La solution la plus simple semblait être d’assumer eux-mêmes les coûts du raccordement au réseau public.
La municipalité a toutefois estimé les travaux entre 300 000 et 400 000 $.
Selon Mme Décoste, ils se chiffreraient plutôt à 140 000 $ s’ils étaient réalisés par des entrepreneurs locaux et un ingénieur civil.
« Et malgré ça, en février dernier, le conseil municipal a voté en défaveur de nous offrir ça », fait savoir la femme.
Bien au fait du dossier, le maire des Îles-de-la-Madeleine a rappelé que les discussions se poursuivaient entre les avocats des deux parties et qu’un processus impliquant un ingénieur était en cours.
« On essaie d’avancer le plus rapidement possible dans un dossier compliqué. C’est ça qu’on fait, et on va le régler, ce maudit dossier-là », a lâché Antonin Valiquette.
Le raccordement pourrait se faire au printemps selon Catherine Décoste, après un délai qu’elle qualifie d’interminable.