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Santé mentale et bien-être : un premier Salon de l’homme à Gaspé

Publié le 21 novembre 2025 à 16:06, modifié le 21 novembre 2025 à 16:06

Par: Marion Lavergne

Le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel La Bôme-Gaspésie a lancé son tout premier Salon de l’homme au Carrefour Gaspé. L’évènement qui a commencé il y a quelques heures se poursuivra demain.

La santé et le bien-être au masculin font partie des enjeux qui sont abordés. On veut ouvrir la discussion sur la santé mentale des hommes. Cette année, l’organisme franchit une nouvelle étape avec son salon.

« C’est une première édition. Ça fait à peu près plus de dix ans qu’on offre le service aux hommes au CALACS, et c’est la première fois qu’on prend la peine de le célébrer, je vais dire ça comme ça. Mais oui, il y a plus de tabous au niveau de l’homme victime d’agression à caractère sexuel. Donc, c’est aussi un peu pour démystifier ces tabous là qu’ont veut faire ça », explique Annick Bouchard Beaulieu, directrice du CALACS La Bôme-Gaspésie.

Plusieurs activités sont au programme, au travers des kiosques. Un homme qui a été lui-même victime d’agression à caractère sexuel donnera une conférence, et des ressources d’aide de la région seront aussi présentes pour ouvrir la discussion. Plusieurs intervenants de l’organisme même seront présents et disponibles.

« On intervient auprès des victimes d’agression à caractère sexuel, mais on n’est pas, on est toutes des intervenantes, donc si les hommes ont besoin de discuter, on va être présentes pour ça », rappelle Mme Bouchard Beaulieu.

Selon le CALACS, les tabous qui entourent le sujet retiennent bien souvent des hommes de venir chercher de l’aide.

« En général, ça représente à peu près vingt-cinq pourcents de notre clientèle par année. C’est sûr que c’est juste la pointe de l’iceberg, évidemment, plus on va faire de la sensibilisation pour aller chercher les hommes, plus cette statistique là va probablement augmenter », souligne Mme Bouchard Beaulieu.

Le Salon est organisé à la suite de la journée québécoise pour la santé et le bien-être des hommes « Faut qu’on s’en parle », qui a eu lieu mercredi.

« Ça prend, si je me trompe pas, la statistique, je pense que c’est à partir de quarante-deux ans qu’un homme commence à parler d’une agression qu’il a subit dans l’enfance, contrairement à une femme, où est-ce que c’est beaucoup plus rapide. Il y a vraiment une façon d’intervenir avec l’homme qui est un peu plus, qui est différente, en fait, qui est plus adaptée », termine Mme Bouchard Beaulieu.

Le CALACS possède plusieurs bureaux dans la péninsule gaspésienne. L’organisme espère que les gens seront au rendez-vous, et que le format salon attirera un public varié.