Palmarès de déversements des eaux usées : des municipalités régionales dans le haut du classement
Publié le 17 novembre 2025 à 15:48, modifié le 17 novembre 2025 à 15:48
Par: Louis-Philippe Morin
La Fondation Rivières a dévoilé son palmarès annuel des déversements d’eaux usées dans l’environnement. Encore une fois, des villes de la région se retrouvent, malheureusement, dans le haut du classement. Il y a, par contre, une amélioration notable sur le territoire. La Fondation Rivières insiste sur les efforts qui sont faits par les municipalités afin de diminuer les déversements d’eaux usées. Sur le terrain, les élus travaillent afin de faire disparaitre les municipalités de la région des prochains palmarès de ce genre.
La Fondation Rivières dévoilait la sixième édition de son palmarès de déversements des eaux usées par municipalité. Malgré les efforts consentis à régler ce problème régionalement, des municipalités comme Chandler, Gaspé ou Paspébiac se retrouvent dans le top 15 en raison d’installations qu’il faut moderniser.
« On a des déversements d’eaux usées qui se produisent à Paspébiac. Mais, je tiens à rassurer les gens… Ces déversements-là, la très forte majorité du temps – sinon dans la totalité -, ce sont des déversements où les eaux usées sont fortement diluées, et où on respecte les normes du ministère de l’Environnement. Il ne faut pas croire que c’est de l’eau totalement brune, qu’on rejette dans la Baie-des-Chaleurs. », lance le maire de Paspébiac, Jérémy Laplante.
Des eaux usées non traitées contiennent de nombreux contaminants : microbes, microplastiques, produits pharmaceutiques ou phosphore, par exemple, qui peuvent nuire à l’environnement, mais aussi à la faune aquatique.
« C’est certain qu’il faut rester vigilant avec l’encadrement de tout ce qui est eau potable. C’est essentiel. En plus, à Maria, on a un hôpital. C’est vraiment important pour nous, de bien encadrer la gestion de l’eau potable. », avoue, quant à elle, la mairesse de Maria, Patricia Chartier.
Ce palmarès permet de voir la situation sur le terrain… mais peut aussi orienter des décisions des gouvernements locaux et provinciaux sur les investissements à faire pour aider la région à améliorer la situation.
« On voit aussi qu’il y a une amélioration pour la plupart des coins en Gaspésie, qui s’est faite de manière plus importante que dans le reste du Québec. Donc, est-ce la météo? Ou réellement… Qu’on commencerait à voir le fruit des efforts. On ose espérer que ce soit le fruit des efforts, parce qu’on sait que les élus de la Gaspésie sont très très très sensibilisés à la question. », explique André Bélanger, directeur général à la Fondation Rivières.
Cette année, le palmarès ne recense pas les municipalités de moins de 2 mille citoyens… Ce qui soulage, un peu, Caplan. En effet, les derniers bilans de ce genre plaçaient toujours la municipalité au sommet… Une situation, par contre, qui se corrige lentement en vertu des efforts des élus de l’endroit.
« On est rendu à l’étape de la conception, des plans et devis pour le projet d’assainissement des eaux. Par la suite, il y aura des étapes pour recevoir le financement et aller en appel d’offres… Dans la planification, au niveau du gouvernement, les travaux se feraient en 2027 2028. », annonce la mairesse de Caplan, Lise Castilloux.
L’écosystème gaspésien est fragile. Si la population veut s’assurer d’un accès à l’eau pour les années à venir, il faudra tenir compte de ce palmarès dans les décisions futures.