Services ambulanciers : le recrutement, un défi pour les paramédics
Publié le 14 novembre 2025 à 15:16, modifié le 14 novembre 2025 à 15:44
Le recrutement de paramédics est constamment un défi dans nos régions. C’est pourquoi une journée portes ouvertes était organisée aujourd’hui à la caserne d’ambulances de Grand-Sault, pour faire découvrir le métier.
L’événement organisé par Ambulance Nouveau-Brunswick a permis aux participants de rencontrer l’équipe, de voir l’équipement et d’en apprendre plus sur le métier d’ambulancier.
« Aujourd’hui, je crois que c’est vraiment une bonne opportunité pour apprendre à connaître de potentiels candidats et de les éduquer sur l’honneur que ça apporte d’être ambulancier, les responsabilités et que c’est un emploi honorable et respecté », souligne Gage Monteith, enseignant Medavie ÉduSanté à Frédéricton.
« C’est vraiment récompensant comme métier. On est là pour aider les patients. On est là dans leur plus grand besoin », indique Jean-Pierre Savoie, vice-président d’Ambulance Nouveau-Brunswick.
Il manquerait 300 ambulanciers dans la province du Nouveau-Brunswick et 18 dans la région de Grand-Sault. La couverture ambulancière défaillante dans ce secteur a déjà soulevé la grogne. À plus de 160 reprises en 2023, aucune équipe de paramédics n’était disponible pendant au moins quatre heures.
« Il y a un gros manque de personnel dans la région ici de Grand-Sault et dans la région de Perth », révèle M. Savoie.
Le programme de formation en soins paramédicaux du collège communautaire du Nouveau-Brunswick à Grand-Sault avait été suspendu en 2019 par manque d’inscriptions. Medavie ÉduSanté offrira en février prochain le programme d’ambulancier paramédical en soins avancés à Grand-Sault.
« On a eu beaucoup de succès quand on offre le cours dans la région. Les gens restent dans la région après qu’ils ont gradué », ajoute-t-il.
« C’est un plus parce que là je n’aurais pas besoin de faire attention à mon argent trop. Je peux rester à la maison », mentionne Andrew Noah Hunter, un citoyen de Grand-Sault.
« Je suis contente qu’il le donne à Grand-Sault. Je n’ai pas besoin de voyager ou rien », explique Tracy Lachance, une citoyenne de Grand-Sault.
En juin dernier, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a lancé un programme visant à rembourser les personnes qui étudient en soins paramédicaux et qui s’engagent à travailler pour Ambulance Nouveau-Brunswick pour une période de deux ans.
« Ça va faire un gros changement pour nous autres parce qu’il y a plusieurs personnes qui ne peuvent pas payer le cours qui est environ 22 000 $ », affirme Jean-Pierre Savoie.
Ce programme représente un investissement de 6,5 millions de dollars du gouvernement provincial.