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Semaine des proches aidants : sensibiliser le public à un rôle parfois méconnu

Publié le 7 novembre 2025 à 16:24, modifié le 7 novembre 2025 à 16:24

Par: Marion Lavergne

Ces jours-ci, on souligne la semaine nationale des proches aidants. Une occasion de mettre en lumière les efforts des proches aidants, mais aussi de démystifier leur rôle parfois méconnu.

La semaine nationale des proches aidants vise à souligner l’importance et les efforts déployés par ces personnes aidantes. Pourtant, la définition du terme « proche aidant » n’est pas toujours bien comprise.

« Ça peut être un voisin, même être un petit enfant qui va faire une commission. Je pense qu’il y a encore beaucoup de sensibilisation à faire, qu’est-ce qu’un proche aidant. Ça rassemble beaucoup de personnes », souligne Bernard Babin, directeur de la Société Alzheimer Gaspésie Îles-de-la-Madeleine.

En Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, trois personnes sur dix seraient proches aidants. Pourtant, au Québec, seulement 35 % de ses personnes se reconnaîtrait comme tel.

« Souvent, tu deviens proche aidant par la force des choses, donc, t’as pas l’impression étant donné que tu aides un proche, que t’es un proche aidant. Ça va de soi, je vais aider mon parent, je vais aider mon conjoint, mon enfant », renchérit Anie Cayouette, directrice à l’Organisme gaspésien des personnes atteintes de cancer.

Le terme regroupe autant un membre de la famille qu’un voisin ou ami qui apporte de l’aide à une personne n’étant pas tout à fait autonome. Les proches aidants oublient bien souvent la charge qu’ils prennent sur leurs épaules, et ne profitent pas toujours des ressources d’aide à leur disposition.

« Quand on est un proche aidant, on a toujours un risque d’épuisement. On le sait, un proche aidant qui accompagne une personne atteinte de perte cognitive, c’est vingt-six heures en moyenne que la personne intervient, donc, pour aider la personne », explique M. Babin.

C’est pour offrir un soutien efficace et adapté qu’il existe dans la région un guichet d’accès unique. L’Appui peut diriger des proches aidants vers les ressources adaptées.

« Les proches aidants ont besoin de répits, de soutien et d’informations, de se regrouper, également, comme proche aidant, pour parler de la maladie d’Alzheimer », ajoute M. Babin.

Même si les services d’aide en région sont présents, la grandeur du territoire peut poser un obstacle à leur accessibilité. Malgré tout, il est possible pour n’importe qui de poser de petits gestes de soutien au quotidien.

« Des fois, aller porter une soupe, aller cogner, prendre de ses nouvelles, ça peut aussi faire du bien, ça peut lui montrer aussi qu’il est pas tout seul », termine Mme Cayouette.