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L’Affaire Coffin fascine toujours, soixante-dix ans plus tard

Publié le 30 octobre 2025 à 18:00, modifié le 31 octobre 2025 à 08:54

Par: Marion Lavergne

L’Affaire Coffin, un récit judiciaire qui a marqué la Gaspésie, fait encore écho, plus de soixante-dix ans plus tard. L’historien Pascal Alain animait hier soir une conférence sur le sujet à New Richmond.

Sur la cinquantaine de places disponibles à la bibliothèque, aucune n’est restée vacante. L’Affaire Coffin fascine toujours autant le public.

« C’est une histoire judiciaire qui va marquer le pays. C’est probablement l’affaire judiciaire la plus controversée au Canada, remplie d’irrégularités, de mystères, d’ouïe dires… », raconte Pascal Alain, historien.

Accusé du meurtre de trois chasseurs américains, Wilbert Coffin a subi la peine de mort en 1956. Pourtant, des lacunes dans l’enquête demeurent. Les historiens se questionnent encore à savoir ce qui est réellement arrivé dans les bois d’un Murdochville naissant.

« On trouve de nouvelles sources d’informations d’une décennie à l’autre. On va reprendre ça dans les grands procès à TVA, Radio-Canada/CBC va faire une série spéciale sur Coffin, de sorte que l’histoire ne meurt jamais », explique M. Alain.

La sœur de Wilbert Coffin, Marie Coffin, a tenté de blanchir le nom de son frère au début des années deux mille. L’affaire n’est toujours pas arrivée à sa conclusion, de nombreuses décennies plus tard.

« De voir toutes ces actions-là qui ont été faites dans le passé, j’ai l’impression qu’on va en reparler encore peut-être dans vingt-cinq ou trente ans. Un moment donné, ça sera peut-être une légende ou un folklore, peu importe », renchérit M. Alain.

La passion de Pascal Alain pour l’affaire Coffin a débuté alors qu’il travaillait sur un magazine à la thématique d’histoires judiciaires en Gaspésie. Il a tout naturellement parlé de cette affaire célèbre de la région.

« C’est une page d’histoire qui était fascinante pour moi, parce que ça dépeint le Québec de l’époque. Un Québec conservateur, très catholique », rappelle l’historien.

C’est alors qu’il s’est mis à creuser le sujet plus en profondeur. Ses recherches ont duré pendant plusieurs années.

« Ça m’a amené à monter une conférence, parce qu’il n’y avait personne qui l’avait fait auparavant en Gaspésie. On en entendait parler, mais pas de conférence. J’ai monté une conférence, j’ai vu la fascination des gens », avance M. Alain.

Il a donné presque une dizaine de présentations. L’intérêt pour l’histoire reste toujours aussi ardent, et le contenu de ses conférences continue d’évoluer à mesure que les années défilent.