Hausse des demandes alimentaires: trouver des idées pour nourrir une faim de plus en plus gourmande
Publié le 21 octobre 2025 à 17:06, modifié le 21 octobre 2025 à 17:20
Par: Patrick Giguère
De plus en plus de personne se tournent vers les banques alimentaires dans la Baie-des-Chaleurs. Pour faire face à cette réalité grandissante, le Collectif Aliment-Terre de Paspébiac sollicite ses membres pour trouver des solutions durables.
« Je pense qu’il y a comme des limites à prendre des dix pour cent, des dix pour cent, avec les argents qui ne bougent pas tant que ça », lance Sylvain Badran, le coordonnateur du Collectif Aliment-Terre de Paspé.
Depuis 2021, les demandes d’aide alimentaire ont augmenté de 40 %.
Pour faire face à cette réalité grandissante, le coordonnateur du Collectif Aliment-Terre de Paspébiac souhaite explorer de nouvelles idées afin de garantir la disponibilité et la pérennité de l’aide alimentaire à long terme.
« Comment on peut faire pour offrir la même qualité de services aux gens ? La même quantité aussi de service? », se demande-t-il.
D’autant plus que la hausse du coût du panier d’épicerie et la diminution des denrées récupérées exercent une pression croissante sur les responsables.
« Tous ces phénomènes nous amène à nous questionner sur le service qu’on rend aux gens et sur la quantité de dépannage qu’on peut offrir durant l’année.»
Pour trouver des solutions durables, le coordonnateur, invite les membres à remplir un sondage papier afin de partager leur vision.
Une rencontre est également prévue le 6 novembre pour laisser mijoter ces idées.
« Le but s’est d’avoir une conversation avec nos membres pour aller essayer chercher des points de vue différents parce que nous ont est toujours dedans.»
« Il suffit que tu aies un bris de voiture ou un bris d’électroménagers, et ça recommence », fait remarquer Suzanne Lamarre.
À Maria, la Source alimentaire Bonavignon n’échappe pas à la tendance.
En l’espace d’un an et demi, les demandes alimentaires ont explosé de 40 %.
« Il y a des personnes âgées, des jeunes couples. Il n’y a plus personne qui est à l’abri », observe la coordonnatrice.
Qu’il s’agisse de jardins communautaires, de cuisines collectives ou d’ateliers culinaires, toutes les idées sont bonnes pour renforcer l’autonomie et assurer la sécurité alimentaire, rappellent les responbles.
« On est aussi dans le temps de la chasse, alors je me permets d’inviter la population à apporter leurs surplus de viandes de bois, c’est toujours apprécié », précise Mme Lamarre.
Il faudra donc beaucoup d’ingrédients… et une bonne dose d’ingéniosité et de solidarité pour relever les défis à venir.