Des snowbulances seront disponibles cet hiver au Restigouche
Publié le 21 octobre 2025 à 15:40, modifié le 21 octobre 2025 à 17:11
Par: Marion Lavergne
Le Restigouche disposera de deux snowbulances cet hiver. Ces traîneaux adaptés attachés à une motoneige permettent de transporter des blessés. Et ainsi, de rendre les sauvetages en forêt et hors-sentier plus efficaces.
La Commission de services régionaux Restigouche, ou CSR, a fait l’acquisition des deux traineaux. Un est entreposé à Campbellton, l’autre à Kedgwick. La CSR est propriétaire des deux unités, mais ce sont les Services incendie de la région qui seront responsables de leur utilisation.
« Il y a des cas qui arrivent souvent dans le bois, de temps en temps. Donc, c’était une demande, puis je pense que le CSR a vu qu’il y avait une demande », affirme André Bernard, agent d’information pour les pompiers du Service incendie de Campbellton.
« Dans la région de Dalhousie, un moment donné, il y avait un accident. Tous les premiers répondants étaient là, mais il y avait personne qui réalisait c’était à qui la responsabilité d’aller dans le bois, sur les sentiers, aller chercher la personne qui était blessée », raconte Betty-Ann Fortin, directrice générale de la Comission de services régionaux Restigouche (CSR).
Les skis de la snowbulance peuvent être remplacés par des roues. Elle pourra donc être utilisée au besoin en dehors de la saison hivernale. Les pompiers auront la charge de manœuvrer l’engin, pendant que l’ambulancier s’occupera des manœuvres de premiers secours.
« Le problème est toujours comment faire pour se rendre à l’accident. Alors, avec l’équipement comme ça, non seulement le patient va dans la snowbulance, mais l’ambulancier aussi peut embarquer », explique Mme Fortin.
Ce genre de sauvetage nécessite des formations particulières chez les répondants. Quand elles seront terminées, ils pourront aller s’entrainer sur le terrain.
« Ça fait près d’un an qu’on a les équipements. C’est sûr que ça prend des ententes entre les différentes communautés pour le service. Ça prend de la formation des pompiers qui vont faire le secours », ajoute Mme Fortin.
« Les pompiers ont déjà eu le cours qu’on appelle le sauvetage hors-route. Donc ça c’est un cours que la plupart ont eu. Présentement, on prend le cours d’intervenants premiers soins », termine M. Bernard.
L’achat de ces deux unités d’urgence hors-pistes a coûté près de 100 mille dollars. Une part des coûts a été défrayée par la CSR, l’autre par le gouvernement provincial.