Prescri-Nature: Quand la nature agi comme médicament
Publié le 20 octobre 2025 à 16:40, modifié le 23 octobre 2025 à 15:49
Amélioration des maladies cardiaques et du diabète, meilleure gestion du stress et des symptômes dépressifs… le contact avec la nature permet d’améliorer sa santé. Dans les Basques, le programme Prescri-Nature, mise sur le plein air comme soin.
À Trois-Pistoles, entre les arbres à moitié dénudés par l’automne, Chantal et Sébastien participent à une séance d’accompagnement en plein air. Cette activité leur a été prescrite par leurs professionnels de la santé, en complément à leurs soins traditionnels.
Les participants, qui vivent avec des enjeux de santé mentale, sont apaisés par la sortie.
« Ça me remplit d’énergie, ça m’enlève des stress. », déclare Chantal Soucy.
« Vivre le moment présent. », c’est ce que Sébastien Pelletier retient de l’expérience.
La nature comme médicament
Derrière cette initiative se trouve le programme Prescri-Nature. Instauré depuis quelques années dans la MRC des Basques, il propose le plein air comme outil thérapeutique. Pour l’intervenante psychosociale Isabel Blouin, les bienfaits sont indéniables: « C’est un peu un médicament », dit-elle.
Audrey Beaulieu, pharmacienne communautaire et partenaire du projet, abonde dans le même sens: « Je suis consciente de l’efficacité, des médicaments, mais utilisé seul, ça a certaines limites. », affirme-t-elle.
Accompagnement en nature
Isabel Blouin accompagne les participants de tous âges dans leurs contacts avec la nature. Par des séances individuelles et de groupe, elle cherche à démocratiser l’accès à la nature et à développer l’autonomie des patients.
« On essaie d’explorer différentes façons de côtoyer, de vivre la nature. », dit-elle.
Elle vise à ce que chaque participant « [découvre] comment la nature peut lui faire du bien. ».
Prescri-Nature soutient que de passer du temps à l’extérieur correspond à une saine habitude de vie au même titre que bouger, bien manger et bien dormir. Audrey Beaulieu souhaite que de plus en plus de professionnels de la santé joignent le programme: « À force d’en parler aussi, ça va faire partie des habitudes, des prescripteurs, justement de recommander ça au même titre qu’on pense de prescrire un médicament. », explique la pharmacienne.
Marcher pour la cause
Samedi avait lieu la Grande marche Pierre Lavoie qui, en partenariat avec la Fondation de Santé des Basques, a servi de collecte de fonds pour le programme. Environ 200 marcheurs y ont participé et plus de 8 000 dollars ont été amassés.