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Ressources intermédiaires : la liste d’attente s’allonge en Gaspésie

Publié le 17 octobre 2025 à 15:40, modifié le 17 octobre 2025 à 15:40

Par: Félix Côté

Il manque toujours de ressources intermédiaires pour les aînés en Gaspésie. Et la demande augmentera dans les prochaines années avec le vieillissement de la population.

Qu’il s’agisse de ressources intermédiaires, de soin à domicile ou de résidence pour personnes âgées, le CISSS de la Gaspésie doit planifier et organiser les soins de santé en lien avec le vieillissement de la population. Selon l’Association des ressources intermédiaires et l’hébergement du Québec, les besoins augmenteront de 69 % d’ici 2040.

Les places en ressources intermédiaires sont destinées aux personnes âgées qui ne peuvent plus vivre à domicile, sans être admissibles à une chambre en CHSLD. Actuellement il manque toujours de place en ressources intermédiaires et même si on en crée de nouvelles, la demande, elle, augmente plus rapidement.

« Toute la vague de baby-boomers, qui va avoir besoin de soutien à l’assistance, va arriver. On le sait. Le ministère n’a pas de plan, lorsqu’on l’a demandé, on n’a jamais vu ce plan-là », déplore la directrice générale de Association des ressources intermédiaires et l’hébergement du Québec (ARIHQ), Manon Charpentier.

Le réseau de santé est déjà en mode rattrapage quant au nombre de places disponibles. Le CISSS de la Gaspésie est conscient des besoins qui se dessinent dans les prochaines années.

« On est prêt à y faire face. Est-ce qu’il y aura une réorganisation nécessaire ou des investissements supplémentaires c’est à voir ? Mais pour l’instant on regarde pour une série organisée avec nos partenaires du milieu le plus possible », répond la directrice adjointe du soutien à l’autonomie des ainés au CISSS de la Gaspésie, Diana Milette.

Toutefois, selon l’Association des ressources intermédiaires et d’hébergement du Québec, les besoins et le rattrapage à faire sont inquiétants.

« Il y a cette réalité que derrière chacun De ces chiffres-là, il y a une personne. Elle a besoin de support et de soutien et elle ne l’a pas ça fait beaucoup de gens », rappel la directrice générale de l’ARIHQ.

L’association explique que les appels d’offres pour l’ouverture de nouvelles places en ressources intermédiaires sont souvent annulés et que l’aide financière n’est pas assez importante. Créer de nouvelles places n’est pas rentable pour les entreprises d’économie sociale.

« Actuellement on perd un temps fou parce qu’il n’y a rien qui se passe, il n’y a pas de nouvelles constructions ni de nouvelles ouvertures. Vous comprendrez que cette année on perd encore une année. Il va falloir qu’un moment donné quelqu’un ait l’audace de dire : c’est assez, il faut régler la situation des ressources intermédiaires », conclu Mme Charpentier.

Une pétition a d’ailleurs été déposée à l’Assemblée nationale.