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Érosion côtière : Valorès sollicite l’aide du public et de leurs cellulaires

Publié le 14 octobre 2025 à 17:18, modifié le 14 octobre 2025 à 17:20

Par: Alex Delcourt

Vous pouvez utiliser votre cellulaire pour aider les scientifiques à suivre l’évolution de l’érosion côtière. Des poteaux métalliques ont été installés un peu partout sur les berges de la Péninsule acadienne pour faciliter la participation citoyenne.

La mer est calme, mais ce n’est pas toujours le cas. L’eau continue de ravager les côtes de la Péninsule acadienne. L’institut de recherche Valorès sollicite l’aide de la population pour suivre l’évolution de l’état des berges. Il a procédé, depuis 2024, à l’installation de 15 stations d’observation à travers les différents paysages acadiens.

« Au bout du poteau en bois, il y a une pièce de métal où on peut déposer notre téléphone, notre appareil mobile pour que les photos qui sont prises par les citoyens aient à peu près le même champ de vue de la côte. » – Inuk Simard, professionnel de recherche senior à l’institut de recherche Valorès

Les photos prises par les citoyens ou des touristes peuvent être ensuite mises sur le site web ou l’application CoastSnap. Valorès dit solliciter l’aide citoyenne dans un but d’éduquer la population et d’augmenter le nombre de photos prises.

« Nous, on prend les photos et on peut tracer le trait de côte sur les photos avec un logiciel spécialisé qui va accumuler toutes les photos. On peut calculer le déplacement ou la stabilité du trait de côte. Plus les photos sont cadrées de la même façon, plus c’est facile pour le traitement après. » – Inuk Simard, professionnel de recherche senior à l’institut de recherche Valorès

Ces études sur l’érosion côtière ne permettront pas de ralentir le phénomène, qualifié de naturel par le chercheur, mais serviront d’outil pour mieux s’adapter à cette réalité.

« Premièrement, c’était de mieux la comprendre qu’on a fait ces études techniques là au départ. Aujourd’hui, nous sommes dans la phase d’adaptation. On ne peut pas adapter l’érosion, changer le fait qu’il y a de l’érosion. (…) Les nouvelles constructions, il faudrait peut-être penser à les installer plus loin du littoral. On a maintenant des cartes qui nous montrent les endroits les plus à risque. » – Inuk Simard, professionnel de recherche senior à l’institut de recherche Valorès

Des installations sont accessibles à Rivière-du-Nord, Caraquet, Tracadie, Shippagan, Lamèque, Miscou et Neguac.