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Soins de santé : une pétition pour de meilleurs services en région 

Publié le 8 octobre 2025 à 11:18, modifié le 8 octobre 2025 à 11:18

Par: Megan Maltais

Une pétition pour de meilleurs services de santé en région a été déposée hier à l’Assemblée nationale par le porte-parole du Parti Québécois en matière de santé. Elle a été signée par près de 5 000 personnes.

 

 

Joël Arseneau et le Syndicat APTS dénoncent notamment l’incertitude concernant les urgences de Trois-Pistoles et de Pohénégamook, ainsi que les ruptures de service en obstétrique au Témiscouata.

« L’accès à des soins de santé ne devrait pas dépendre de notre code postal. Il est essentiel pour les citoyens d’avoir accès à des soins de santé de proximité », précise le porte-parole du Parti Québécois en matière de santé, Joël Arseneau.

Attirer et garder la main-d’œuvre

Le Parti Québécois demande au gouvernement d’agir pour renforcer l’attractivité et la rétention du personnel de santé dans les régions. Pour surmonter le manque de main-d’œuvre, des actions doivent être prises concernant sur les conditions de logement, les services publics et les mesures de rétention.

« Les ruptures de services à répétition, la réduction des heures d’ouverture ou des services offerts, le déplacement des patients vers les grands centres, tout cela est inadmissible, » s’indigne le député.

La pointe de l’Iceberg

Pour le représentant national de l’ATPS au Bas-Saint-Laurent, la fermeture potentielle des urgences de Pohénégamook et de Trois-Pistoles n’est que la pointe de l’iceberg.

« À l’heure actuelle, la perte de soins de proximité fait en sorte que nos villages se vident, les aînées quittent pour obtenir des soins et les jeunes familles hésitent à s’installer », souligne Simon Dubé.

C’est bien plus qu’une pétition pour le président de l’APTS, c’est un cri du cœur.

« Ce qu’on observe, c’est carrément que les régions sont vraiment mises de côté par le gouvernement actuellement, et, pour nous, c’est inacceptable. Avec ces 5 000 signatures, on réclame des solutions concrètes et durables pour maintenir le personnel en place, bien sûr, mais pour voir à la relève », martèle Robert Comeau.