Municipales 2025 : le suspense est un peu dilué
Publié le 6 octobre 2025 à 14:54, modifié le 6 octobre 2025 à 16:19
Par: Louis-Philippe Morin
Le suspense en vue des élections municipales de novembre est un peu dilué… car, depuis vendredi après-midi, on connaît la composition de plusieurs conseils de ville dans la région. Pas moins de 28 maires et mairesses ont été élus par acclamation. Le portrait politique, change très peu. Un coup d’œil rapide au site d’Élections Québec révèle une continuité régionale. Si quelques-uns estiment que le manque de lutte au scrutin s’explique par le bon travail réalisé au cours des dernières années, d’autres s’inquiètent.
Les élections municipales auront lieu dans un peu plus de trois semaines… si la participation citoyenne à ce scrutin n’est pas très populaire, elle risque de l’être encore moins cette année. Déjà plus d’une vingtaine de maires sont élus, sans que les électeurs n’aient eu à soulever leur crayon dans l’isoloir.
« Moi j’ai fait quand même plusieurs campagnes au niveau provincial. C’était beaucoup plus sportif. J’ai appris ça par texto… Je sortais de la forêt et on m’a dit : « Bravo, monsieur le maire ». C’est étrange… Mais ce n’est pas surprenant. Je ne suis pas le seul, il y en a beaucoup au Québec et dans la région qui ont été élus par acclamation. », lance le nouveau maire d’Escuminac, élu par acclamation, Sylvain Roy.
Difficile d’expliquer le manque de débat… manque de courage politique, manque d’intérêt? Quelques-uns estiment qu’il ne faut pas voir le côté noir de la chose et que la situation peut s’expliquer par le travail accompli.
« C’est sûr que, de façon générale, c’est toujours mieux qu’il y ait plusieurs candidats… Pour le débat démocratique. Mais à Maria, en particulier, on est quatre qui ont été réélus… Et il y a eu beaucoup de choses qui se sont faites dans les dernières années. Donc, je me dis : c’est peut-être un signe que les gens sont satisfaits de ce qui a été fait depuis quatre ans. », ajoute Patricia Chartier, élue mairesse de Maria, elle aussi par acclamation.
N’empêche… selon les statistiques, environ 10% des élus aux dernières élections municipales ont tiré leur révérence avant la fin de leur mandat.
« J’ai l’impression qu’on entend beaucoup le côté négatif… Avec ce qui se passe sur les médias sociaux. Mais c’est beaucoup plus que ça la politique municipale. C’est un défi qu’on avait que de rassurer les gens et d’impliquer des candidats pour qu’ils se lancent dans l’aventure et devenir conseillers municipaux. Parce que c’est vraiment stimulant. C’est vraiment passionnant comme défi. », propose Mathieu Lapointe qui entamera son troisième mandat à la tête de Carleton-sur-Mer.
Malgré tout, il y aura des luttes pour plusieurs postes de maires et de conseillers. Même si le pourcentage est plus faible que par les années passées.
« On peut voir ça comme ça… Mais j’ai quand même cinq postes de conseillers en élection. Je trouve que c’est quand même beaucoup de gens qui veulent venir travailler pour la municipalité. Je trouve que c’est une belle nouvelle. Moi, la démocratie, j’achète ça n’importe quand à tous les niveaux. », estime Richard Saint-Laurent, le nouveau maire de Nouvelle.
Faute de relève plus jeune, le portrait politique de la région change à peine, donc. Par manque d’intérêt ou d’éducation politique, la tendance semble vouloir s’établir…
« Je pense que ça intéresse plus les gens de mon âge. Les jeunes, on dirait qu’ils n’en sont pas connectés là-dessus (…) C’est dommage parce que c’est notre vie de tous les jours. », croit cette dame.
« Moi c’est ça que je pense… Pas mal plus de ça, la politique, je ne suis pas très grand là-dedans. », sourcille ce jeune homme.
Pour le reste, il faudra attendre le 2 novembre prochain.