Chasse à l’orignal : une récolte inférieure à la moyenne au Nouveau-Brunswick
Publié le 30 septembre 2025 à 15:36, modifié le 30 septembre 2025 à 15:37
La saison de la chasse à l’orignal au Nouveau-Brunswick s’est conclue samedi dernier. Bien des chasseurs sont revenus bredouilles. La récolte d’orignaux est légèrement inférieure à la moyenne.
Les orignaux étaient plus discrets cette année. Ils ont donné du fil à retordre aux chasseurs.
« On a seulement vu quatre orignaux, cette année. Ce n’était pas comme les autres années », révèle un chasseur.
« Cette année, elle a dit qu’il n’y avait pas beaucoup de va-et-vient dans les bois », affirme une dame.
Le nombre préliminaire d’orignaux abattus en 2025 est de 3558 dans la province. C’est 535 de moins que l’an dernier. À noter que la récolte d’orignaux de 2024 est la plus importante jamais enregistrée au Nouveau-Brunswick. Pour Edmundston, 725 orignaux ont été tués en 2025, comparativement à 826 en 2024. Une différence de 101 bêtes.
« On n’a pas vu d’autres chasseurs que nous autres qui en ont tué dans notre coin », mentionne un autre chasseur.
La plus petite récolte d’orignaux se fait sentir chez les bouchers de la région. Ceux qui croulent normalement sous les appels avaient encore de la place.
« L’année passée, mardi on en refusait, mercredi on en refusait, vendredi on en refusait, tous les jours on en refusait. Si je mets ça à l’année passée, je dois en avoir refusé minimum 100, au moins qui n’ont pas pu venir ici parce qu’on avait plus de place. Cette année, on n’en a pas refusé. Même qu’on aurait pu en prendre 10, 12, 15 de plus encore et on aurait eu de la place », souligne Mike Martin, propriétaire de la boucherie Martin Meat Cutter.
Selon les chasseurs rencontrés, la solution serait de repousser les dates de la chasse à l’orignal d’au moins une semaine.
« La meilleure affaire qui pourrait arriver, c’est qu’ils prennent la chasse à la perdrix, qui est le 1er octobre, et qu’il ramènerait ça au premier lundi d’octobre. Ça prendrait la chasse à l’original automatique et ça la reculerait d’une semaine », ajoute le boucher.
Débuter la saison plus tard permettrait au temps plus frais de s’installer.
« Il est plus rare un peu ou bien c’est la température. La température à quelque chose à voir à plein là-dedans », avance un chasseur.
« La nature, elle a changé et c’est à nous autres de nous ajuster », reconnaît M. Martin
« Le Québec, ils font bien ça. Eux autres, c’est quasiment un mois, je pense, plus tard », témoigne un autre chasseur.
En 2025, 4 794 permis étaient disponibles pour les résidents et 120 permis pour les non-résidents.