Comportements « préoccupants » : le juge Yves Desaulniers visé par une enquête
Publié le 17 septembre 2025 à 08:59, modifié le 17 septembre 2025 à 08:59
Par: CIMTCHAU
Un juge de la Cour du Québec, qui siège parfois à Rivière-du-Loup et qui est basé à Rimouski, est visé par une enquête du Conseil de la magistrature. Une plainte contre Yves Desaulniers a été retenue, relativement à des comportements qui seraient survenus dans l’exercice de ses fonctions.
La personne qui a porté plainte, le 26 août dernier, « a communiqué au Conseil des signalements provenant de collègues. Ces témoignages sont détaillés, signés et proviennent de personnes occupant des fonctions névralgiques au sein de l’appareil judiciaire. »
Le lieu où ces présumés évènements seraient survenus n’est pas spécifié.
« La plainte concerne notamment des attitudes perçues comme intimidantes envers du personnel administratif, des remarques à connotation personnelle ainsi que des situations dans lesquelles le juge se serait présenté partiellement dévêtu en présence de collègues, et ce, dans l’environnement judiciaire », est-il écrit.
Il est mentionné qu’il s’agirait notamment de cris, de propos dénigrants et comportements perturbateurs envers le personnel de soutien judiciaire. Le juge aurait aussi accueilli deux membres du personnel en étant torse nu dans son bureau, aurait retiré sa chemise en présence d’une autre personne, tenu des propos ambigus à connotation potentiellement suggestive, en lui disant de « regarder le paysage » et aurait baissé son pantalon devant un interlocuteur.
Le Conseil de la magistrature déterminera s’il y a eu manquement déontologique.
« Il est attendu d’un juge qu’il adopte en tout temps une conduite irréprochable, empreinte de décence, de réserve et de considération envers ses collègues et collaborateurs. En raison des faits rapportés, le Conseil considère qu’une enquête s’impose afin de faire pleinement la lumière sur ces événements. Seule une enquête permettra d’établir les faits avec précision, d’apprécier leur portée réelle et de déterminer s’il y a eu manquement déontologique », peut-on lire dans le document.