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Autisme : une mère déplore l’interdiction d’un dispositif GPS à l’école pour son fils

Publié le 16 septembre 2025 à 16:57, modifié le 16 septembre 2025 à 16:57

Par: Alex Delcourt

Une mère de Petit-Rocher déplore l’interdiction d’utiliser un dispositif de géolocalisation sur son enfant atteint du trouble du spectre de l’autisme. C’est que la confidentialité des élèves serait compromise par ce GPS qui peut écouter ce qui se passe autour de l’enfant qui le porte.

Anthony a neuf ans. À l’âge de deux ans, il a été diagnostiqué avec un trouble du spectre de l’autisme. Sa mère explique qu’il n’a pas toujours conscience du danger et peut donc s’enfuir s’il est attiré par quelque chose. Une situation stressante qui s’est déjà produite dans le passé. Le dispositif de géolocalisation AngelSense semblait être la solution idéale pour le maintenir en sécurité.

« Il y a un dispositif que tu es capable de faire une clôture invisible par exemple. Quand il sort du périmètre, tu as une alarme. Il y a aussi une fonction two way calls. Tu es capable de contacter l’enfant et lui donner des consignes en cas de fuite. (…) Il n’y a pas d’autres appareils qui a ces fonctions, aussi précis, avec le réseau cellulaire. » – Karine Robichaud, mère d’Anthony

Le District scolaire francophone Nord-Est a toutefois fait savoir à la famille qu’il était interdit dans ses établissements pour des raisons de confidentialité. Grâce au dispositif, les parents peuvent écouter des conversations autour de l’enfant.

« J’ai beaucoup pleuré. Ça me fait encore de la peine. J’étais frustré, mais j’avais de la peine que je ne pouvais pas avoir une sécurité à 100 % sur mon enfant. » – Karine Robichaud, mère d’Anthony

Karine Robichaud affirme qu’il est possible d’accommoder l’école.

« Comme j’avais expliqué, cette fonction-là, elle peut être fermée durant les heures d’école. (…) Soit que c’est moi qui le ferme avec un contrat écrit avec l’école, ou même on peut aller plus loin et que c’est l’école qui a complètement le contrôle sur cette fonction-là. » – Karine Robichaud, mère d’Anthony

Le dossier est maintenant dans les mains du ministère de l’Éducation. Par courriel, il nous a précisé que les GPS étaient autorisés, mais que le dispositif AngelSense soulève d’importantes préoccupations en matière de vie privée. Et qu’ils tenteront de trouver une solution qui assure un équilibre entre la sécurité et le respect de la vie privée.