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Travailleurs étrangers : la position de Bernard Généreux fait réagir

Publié le 16 septembre 2025 à 16:15, modifié le 16 septembre 2025 à 17:20

Par: Megan Maltais

Une lettre ouverte publiée par le député de Côte-du-Sud-Rivière-du-Loup-Kataskomiq-Témiscouata fait réagir. Bernard Généreux a expliqué la proposition des conservateurs d’abolir le Programme de travailleurs étrangers temporaires. La position de Bernard Généreux provoque l’incompréhension.

Dans sa lettre, Bernard Généreux affirme que le programme des travailleurs étrangers temporaires a été dénaturé et qu’il est trop souvent utilisé comme une solution-pansement qui accapare des emplois qui pourraient être occupés par de jeunes Canadiens.

« Les Québécois ne veulent pas faire les jobs pour lesquelles on prend des immigrants pour le faire. Les travailleurs temporaires c’était la solution à notre problématique », explique la vice-présidente de l’Hôtel Universel de Rivière-du-Loup, Joanna Lortie.

L’abolition du programme des travailleurs étrangers est inimaginable pour plusieurs entreprises de la région. Selon elles, la situation ne s’améliorera pas d’ici 2030.

« On nous demande d’un côté de diversifier nos marchés, de toujours aller plus loin dans notre offre de service au niveau de l’économie québécoise, de l’économie canadienne. Mais pour ça, on a besoin maintenant de conserver nos travailleurs qui sont des forces », précise la PDG  de la chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup, Claudette Migneault.

Une proposition indulgente

De son côté, Bernard Généreux estime que son parti est indulgent en proposant une période transitoire de 5 ans. Selon lui, les entreprises auront amplement le temps de s’adapter.

« À court terme, ce qu’on dit aux entreprises c’est qu’on vous donne 5 ans de prévisibilité, gardez vos employés. Vous n’en aurez pas des nouveaux, mais gardez ceux que vous avez au moins. Il y a d’autres solutions à trouver que de patcher et mettre un plaster sur nos entreprises », estime le député de Côte-du-Sud-Rivière-du-Loup-Kataskomiq-Témiscouata.

Mais la réalité est différente selon les entreprises touchées. Elles demandent au député de revoir sa position.

« Aidez-nous comme vous l’avez déjà fait dans le passé. Vous le dites vous-même, en région on a besoin de ces gens-là, donc s’il vous plaît, on peut-tu les garder? », demande Joanna Lortie.

« Monsieur Généreux a pris un engagement d’ailleurs dans le cadre du débat électoral, en disant qu’il appuierait les régions dans leur quête au niveau des travailleurs étrangers temporaires. Alors maintenant, peu importe le parti politique, l’heure est à l’action », clarifie Claudette Migneault.

Attirer les citoyens

Parmi les solutions : Bernard Généreux précise qu’il faut attirer les citoyens des grands centres dans les régions plutôt que de se tourner vers l’immigration.

« Les gens sont sur le bien-être social à Montréal quand il y a de l’ouvrage à 30$ de l’heure à Rivière-du-Loup. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans le système. Est-ce qu’on va continuer à soutenir un système qui ne fonctionne pas comme ça? »

Joanna Lortie se demande quand les PME seront enfin entendues? « Ça fait combien de temps qu’on crie à l’aide? Ça fait des mois qu’on n’arrête pas d’avoir la même discussion, les mêmes propos et qu’on se bat pour garder nos gens. Qu’est-ce qui n’a pas été compris encore? »

Les entreprises touchées ont déjà perdu des travailleurs temporaires. D’autres devront quitter au cours des prochaines semaines. Ces employeurs demandent à Ottawa un moratoire immédiat sur les restrictions touchant les travailleurs étrangers.