Mine pouzzolane : rien de coulé dans le béton
Publié le 5 septembre 2025 à 16:24, modifié le 5 septembre 2025 à 18:25
Par: Félix Côté
Écorock Dalhousie, qui veut faire l’extraction de pouzzolane, pourrait abandonner la phase 1 de son projet. Actuellement plusieurs questions restent en suspens sur la faisabilité des opérations.
Écorock aurait aimé vendre les agrégats du concassage pour aider à financer la phase 2 du projet qui concerne l’expédition de pouzzolane. L’abandon de la phase 1 change certaines choses notamment en termes de transport par bateau.
« On a plus besoin de draguer jusqu’à 12,5 m, mais plutôt 10.5 m. Alors à ce niveau-là ça change le portrait en termes de dragage. La superficie affectée passera de 257 000 m² à 74 000 m² », explique le directeur général d’Écorock, Francis Forlini.
Mais les bateaux utilisés pour la phase 2 seront différents et l’entreprise doit donc réévaluer la faisabilité et l’ensemble des besoins pour ses opérations. On se questionne entre autres à savoir si l’embauche de remorqueurs sera nécessaire.
« Maintenant, si on va avec des navires de ciment qui sont plus petits. Il faudra faire une simulation pour savoir si on a besoin de re remorqueur en a-t-on besoin de plusieurs, 1, 2? Quels seront les impacts aussi? », poursuit le directeur général.
La première étude de faisabilité n’est donc plus à jour et l’entreprise devra refaire ses devoirs. Il semblerait que rien ne soit coulé dans le béton.
« Donc ça demande une autre étude qui devrait nous dire ce qui arrivera avec les bateaux de ce format-là. Donc, tant que l’étude n’est pas faite, on parle dans le vide », lance le co porte-parole du groupe Non-merci pouzzolane Dalhousie.
Selon M. Forlini, le report du début des travaux est possiblement favorable considérant la levée de bouclier dont le projet avait dû faire face plus tôt cette année. La population de Baie-des-Hérons reste divisée.
« Probablement que ça serait mieux, plus tard, parce que la mienne je ne crois pas encore m’être fait une idée sur ça. »
« C’est de valeur parce qu’on a besoin d’ouvrage aux alentours. Ici on a besoin d’emploi. »
-Ça devrait aller plus vite selon vous?
« Ça serait bien oui, ça serait bon. »
« On ne devrait pas faire le projet. Non. »
Lorsque l’étude de faisabilité sera terminée, une étude d’impact et des séances d’information publique auront lieu. D’ici là, l’information sera donnée au compte goute.