Urgence de l’hôpital de Maria : au tour du syndicat de mettre de la pression
Publié le 4 septembre 2025 à 15:20, modifié le 4 septembre 2025 à 15:20
Par: Louis-Philippe Morin
Le dossier de l’urgence de l’hôpital de Maria revient dans l’actualité. Cette fois, c’est le syndicat des infirmières et des inhalothérapeutes qui demande que le dossier soit priorisé et mis dans la voie d’accélération.
OVER : URGENCE HÔPITAL DE MARIA
TITRE : AU TOUR DU SYNDICAT DE METTRE LA PRESSION
MARIA
Ce matin
PIER-LUC BUJOLD | président du Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est-du-Québec
Le dernier budget provincial promettait d’inclure, après une étude du dossier, la réfection de l’urgence et les soins intensifs de l’hôpital de Maria au Plan québécois des infrastructures. Quelques mois plus tard, rien n’a bougé. Le syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est-du-Québec avait lancé, au printemps dernier, l’idée de faire front commun… Alors que l’Assemblée nationale recommence ses travaux, le SIIIEQ relance la proposition.
« Il y a beaucoup d’acteurs politiques en Gaspésie, dans le secteur, qui parlent de l’urgence de Maria et son importance. Il faudrait peut-être parler d’une même voix. De toute façon, on a les mêmes questionnements et les mêmes arguments. Pour faire avancer le dossier, je pense que c’est important de serrer les coudes. », lance Pier-Luc Bujold, président du SIIIEQ.
Les défauts de l’urgence sont connus. Le personnel infirmier qui doit y travailler est à l’étroit et œuvre dans des lieux qui, même s’ils ont été rénovés au cours des dernières années, sont en deçà des standards établis pour des départements aussi importants.
« Ça ne va pas assez vite parce qu’il y a des enjeux importants à Maria. On les connaît : au niveau des espaces physiques… Autant pour les bénéficiaires qui n’ont pas d’espace ou peu d’intimité. Des locaux, peu adaptés… Mais aussi les enjeux de santé et de sécurité des infirmières et des infirmières auxiliaires qui travaillent à l’urgence. », ajoute le syndicaliste.
Et comme si le dossier de l’urgence et des soins intensifs n’était pas suffisant à l’hôpital de Maria, on apprend aussi qu’il n’y a pas de personnel de nuit au laboratoire de l’hôpital de Maria et Gaspé. Le manque de main d’œuvre dans ce département force même certaines infirmières à faire des tests elles-mêmes. Un non-sens pour les gestionnaires du syndicat.
« Pendant ce temps, là, elle ne s’occupe pas des patients, elle ne les évalue pas, elle ne les traite pas… Ça allonge, les délais de traitement et de réaction et de vigie sur la clientèle. », note monsieur Bujold.
Le laboratoire Optilab, dont la gestion est faite par le CISSS du Bas-Saint-Laurent, à Rimouski, nous a écrit que :
« C’est le statuquo pour l’instant à nos laboratoires de Maria et Gaspé. L’offre de services, mise en place ces dernières semaines, est maintenue. »
On nous explique aussi qu’un technologue est de garde en cas d’urgence.
Avec la rentrée parlementaire, on pourra en apprendre plus sur l’évolution du dossier de l’urgence de Maria. Entretemps, il faudra être patient.