Rentrée scolaire : l’impact invisible des coupes budgétaires
Publié le 28 août 2025 à 15:55, modifié le 28 août 2025 à 15:55
Il n’y a pas que l’interdiction du cellulaire qui marque la rentrée scolaire. Les compressions budgétaires, malgré une réinjection d’argent promise par Québec, se font surtout sentir en dehors des classes. Charlevoix s’en tire plutôt bien, mais rencontre tout de même plusieurs défis.
La fin du mois de juin faisait craindre le pire pour la rentrée scolaire dans Charlevoix. Les inquiétudes quant aux coupes budgétaires ont été en partie effacées par un réinvestissement du gouvernement dans le service aux élèves.
« Il n’y a pas nécessairement d’impact sur le service direct à l’élève. On est exactement dans les mêmes eaux en termes de niveau de service et de qualité de service qu’on avait les années précédentes », affirme Simon Gagné, directeur général par intérim du Centre de services scolaire de Charlevoix (CSSDC).
Si le personnel de soutien scolaire est épargné, un gel d’embauche à d’autres postes pourrait tout de même affecter les élèves. « Un technicien en informatique a un impact réel sur l’élève, parce que s’il en manque, l’élève qui a un besoin d’accompagnement à l’informatique, il ne l’a pas. L’organisation scolaire, c’est la même chose. S’il n’y a personne pour faire les horaires des spécialités, nécessairement ça a un impact sur l’élève aussi », explique Vanessa Harvey, présidente du Syndicat du personnel de soutien de Charlevoix.
L’autre secteur touché sera celui du développement d’activités, l’une des forces de la région. « L’offre qu’on faisait aux élèves était déjà plus qu’intéressante. Maintenant il va juste falloir se ramener dans un niveau de service qui est plus en lien avec nos obligations. Sortir peut-être moins souvent, mais ce n’est pas vrai qu’on ne sortira plus par exemple », assure Simon Gagné.
Tous les postes d’enseignants ont été comblés et sont majoritairement occupés par des titulaires qualifiés, mais il reste peu de marge de manœuvre à l’employeur. « Il y a toujours une fragilité avec la pénurie d’enseignants. Les listes de rappel puis des listes de priorités sont pratiquement vides. On a des listes de suppléants, mais c’est toujours la suite des choses, des congés de maladie, des congés de maternité. C’est là qu’il va y avoir comme les années précédentes un risque », prévient Monique Brassard, présidente du Syndicat de l’enseignement de Charlevoix.
La région continue d’accueillir de nouveaux immigrants et les besoins en francisation demeurent importants. « Je dirais qu’on continue à être en augmentation, beaucoup moins de façon effrénée que dans les dernières années. Au niveau du secteur jeune, on va recevoir cette année 33 nouveaux élèves qui auront besoin de services de francisation », indique le dg par intérim du CSSDC.
Du côté des maternelles 4 ans, le service est maintenant offert dans toutes les écoles de Charlevoix, sauf L’Isle-aux-Coudres qui n’a pas suffisamment de demandes.