Le chef pompier Rino Francoeur accroche son casque
Publié le 21 août 2025 à 11:32, modifié le 21 août 2025 à 15:42
Par: CIMTCHAU
Après un demi-siècle à veiller à la sécurité des autres et à éteindre les flammes, le chef pompier Rino Francoeur d’Edmundston tourne la page et accroche son casque avec le sentiment du devoir accompli.
En 1975, Rino Francoeur a accepté l’offre du maire de devenir pompier pour la municipalité de Saint-Jacques.
« Tu es un gars disponible, tu es dans la région, tu es un jeune gars, tu es habile … Qu’est-ce que tu dirais qu’on t’embauche comme pompiers J’ai commencé la puis je ne savais pas comment ça aurait duré mais ça dure longtemps », explique M. Francoeur.
Il se souvient de ces premières interventions, 72h d’adrénaline qui ont changé sa vie.
« On a eu 3 gros incendies, 3 nuits de suite qu’on n’a pas dormi du tout, ça été du. On pogne la piqure ou bien on la pogne pas moi j’ai pogné la piqure ».
Il a été en première ligne de la transformation du service d’incendie pendant 5 décennies.
« Le chef pompier dans mon temps c’était lui qui était le premier dans la maison et avec le temps il ne rentrait plus du tout. Les équipements ont tellement changé. > mes débuts on mouillait un linge et on se mettait ça sur la bouche et on rentrait dans la boucane et un moment donné tu étais malade il fallait que tu sortes », mentionne Rino Francoeur.
Encore aujourd’hui, impossible pour lui d’oublier cet appel où il a failli perdre 3 de ses hommes dans un incendie hors du commun. Le bâtiment était rempli de produits chimiques.
« Les pompiers sont entrés à l’intérieur et ils ont descendu au sous-sol, il y a eu une explosion en haut … très violente le feu a pris à la grandeur c’était généralisé. Nos pompiers ont été obligés de passer dans les flammes et pas un peu, assez que moi ça m’avait fait un pas de recul j’avais eu vraiment peur », se souvient le pompier.
Pour le chef pompier, la flamme ne s’éteint pas, mais le temps est venu d’accrocher son casque.
« Les sirènes quand ça cri je regarde encore c’est quoi qui se passe. Je n’y vais pas parce que je veux me déconnecter complètement. Je quitte parce que je suis rendu d’un âge assez avancé. Je me dis écoute il y a des temps pour commencer et il y a des temps pour finir et je suis rendu à la fin ».